dimanche 28 novembre 2010

A la reconquête des berges de Seine - Dernière réunion publique

La dernière réunion publique de concertation sur le projet des berges de Seine sera présidée par Bertrand Delanoë, Maire de Paris, et aura lieu en présence d'Anne Hidalgo, Première Adjointe au Maire de Paris. 

Elle sera ouverte aux habitants de Paris et de la métropole parisienne désireux de s'exprimer sur ce sujet le mardi 30 novembre 2010 à partir de 18h à Docks en Seine (34 quai d'Austerlitz - Paris 13è)

Pour y participer, possibilité de s'inscrire à cette adresse :http://bergesdeseine.paris.fr/node/68 ou s'y rendre directement. 

mercredi 24 novembre 2010

Festivalons dans le 7ème!

Du 24 au 30 novembre, à la Pagode, la Région Ile de France vous invite à la 28ème édition du Festival international du film d’environnement. A cette occasion, le Fife vous propose de voyager, découvrir, questionner et échanger autour de l’environnement.

Durant une semaine, à travers une programmation internationale inédite, accompagnée de nombreuses rencontres avec les équipes de films, d’avant-premières, d'évènements divers et de débats, vous allez découvrir une planète forte, menacée mais toujours étonnante !

Venez découvrir toute la programmation 2010 en cliquant sur ce lien : http://www.iledefrance.fr/festival-film-environnement/

mardi 23 novembre 2010

Atelier sur les Aménagements des Berges de Seine

26 Novembre 18H30 - Atelier sur les Aménagements des Berges de Seine

Le projet d'aménagement des berges de Seine ouvre la possibilité dans notre arrondissement d'aménager 2,3km de berges.
Au-delà du débat sur l'opportunité ou non de reconquérir ces berges qui agite l'arrondissement, il est important que nous profitions de cette phase de concertation pour réfléchir ensemble aux aménagements les plus pertinents, pour les Parisiens, les franciliens, les touristes, car c'est maintenant que nous pouvons travailler à imaginer ces futures berges. A la fin de l'année le projet sera effectivement finalisé et sera soumis à enquête publique.
Suite à la réunion publique organisée le 3 novembre dernier par la Mairie de Paris, et de manière à permettre spécifiquement au 7ème arrondissement qui fait partie des arrondissements les plus concernés par le projet, de travailler sur les aménagements,
la Mairie de Paris vous invite à participer à un atelier animé par l'Agence parisienne de l'Urbanisme (APUR), avec la participation du cabinet de l'adjointe au Maire de Paris, Anne Hidalgo, chargée de l'urbanisme, du secrétariat général de la Ville de Paris et de la Direction de la voirie et des déplacements, pour réfléchir ensemble aux aménagements des berges de Seine situées dans le 7ème,

Vendredi 26 novembre à 18h30 à l'ASIEM, 6 rue Albert de Lapparent (métro Ecole Militaire ou Ségur)

Ceci nous permettra de contribuer activement à la phase de concertation qui se termine par une réunion à laquelle vous avez été invité, mardi 30 novembre.

Vous pouvez vous inscrire à l'atelier par mail: ps7eme@yahoo.fr(ou venir directement le 26) et surtout n'hésitez pas à faire circuler l'information à toutes celles et ceux qui pourraient être intéressés.

dimanche 21 novembre 2010

Mid-term elections: leu jeu des 8 erreurs d'analyse (2ème partie)

2ème partie de l'analyse réalisée par nos camarades de la section Sciences Po sur l'analyse des scrutins de mi-mandat aux Etats-Unis. Enjoy!

Le maintien du Sénat dans le camp démocrate atténue au final la déflagration de la défaite annoncée à la Chambre.

FAUX -
La défaite annoncée des démocrates à la Chambre s’est incontestablement concrétisée dans les urnes puisque les républicains obtiennent 52% du vote populaire contre 46% pour les démocrates. En 2008, le rapport était de 54% pour ces derniers contre 43% pour les premiers. En sièges, la défaite prend des proportions historiques puisque le glissement devrait être de 64-65 sièges à l’issue des recomptages en cours, bien au-delà des 40 sièges dont les républicains avaient besoin pour faire basculer la majorité. Ce mouvement est supérieur à celui de 1994 (54 sièges) mais inférieur au record de 1938 (71 sièges). Il convient de noter toutefois, qu’à l’époque, le Parti démocrate jouissait d’une position hégémonique au Congrès et avait beaucoup plus à perdre.

Par contraste, les résultats au Sénat semblent traduire une bonne résistance des démocrates qui conservent la majorité, certes conformément aux sondages, mais plus nettement que prévu en sièges puisque la majorité démocrate disposera de 53 sièges, là où les experts électoraux projetaient une majorité de 51 voire 52 sièges tout au plus. La victoire finalement assez nette d’Harry Reid, leader démocrate, face à Sharron Angle, candidate du Tea Party, dans le Nevada, est l’illustration de cette résistance.

Mais cette apparente résistance est trompeuse car les démocrates conservent certains sièges-clés d’extrême justesse, notamment dans l'État de Washington et dans le Colorado. Ils profitent aussi parfois d’investitures peu judicieuses dans le camp adverse, là où des candidats républicains modérés auraient triomphé (comme dans le Delaware). Par ailleurs, ils doivent le maintien dans leur giron du siège de sénateur en jeu en Viriginie Occidentale à la candidature du populaire gouverneur Joe Manchin, qui a gagné essentiellement sur son nom et à l’issue d’une campagne où il n’a pas hésité à marquer ses distances avec l’administration Obama. On a pu le voir notamment dans un spot de campagne muni d’une carabine, se targuant du soutien de la NRA, critiquant la réforme de l’assurance santé et tirant symboliquement une balle dans le texte du Cape and Trade, projet de loi relatif aux émissions de carbone.

Il est d’ailleurs intéressant de noter que la répartition par comté du vote Manchin est déconnectée de celle du vote Obama, dans cet État où John Mc Cain l’avait emporté il y a deux ans (voir la sélection de cartes ci-dessous - source: site du NYT).

En ayant à l’esprit ces éléments, on perçoit clairement que les trois sièges qui ont permis aux démocrates de conserver la majorité au Sénat ont été sauvés, soit de justesse, soit dans des conditions particulières tenant au contexte local.

Ces résultats n’effacent donc en rien la défaite à la Chambre, beaucoup plus révélatrice du rapport de forces politique et ce pour deux raisons : tout d’abord, parce que l’ensemble du territoire américain était concerné par l’élection ; ensuite, parce que le nombre de sièges en jeu (435) permet de disposer d’une photographie électorale plus fidèle, dans laquelle les aléas locaux et personnels sont largement « dilués ».

Or cette photographie est plus inquiétante. Elle met en évidence le fait que le sol s’est le plus souvent dérobé sous les pieds des sortants démocrates élus dans les États conquis par Obama en 2008 et dans les États les plus conservateurs. Dans les premiers, le vote indépendant qui avait permis à Obama de rafler les grands électeurs a, cette fois-ci, fait défaut. Dans les seconds, les « blue dogs », ces démocrates conservateurs élus par tradition dans des États pourtant républicains, sont les principales victimes du scrutin puisque leur nombre à la Chambre sera réduit de moitié. C’est un vrai tournant car ces élus bénéficiaient historiquement d’allégeances locales qui viennent d’être balayées par un vote cette fois-ci plus partisan, en faveur des républicains. Ce dernier phénomène est donc beaucoup moins conjoncturel que la défaite de sortants qui ont manqué du soutien des indépendants. Il constitue peut-être la fin d’une longue exception politique et représente un mouvement aussi fort que ne l’a été le glissement des États du Sud du Parti démocrate vers le Parti républicain au début des années 80.

La Floride et la Virginie, gagnés sur le fil il y a deux ans, constituent deux bons exemples des contre-performances démocrates. Il n’est pas non plus inintéressant de constater que, dans certains États, les pertes sont corrélées aux résultats des primaires démocrates et sont souvent localisées dans les zones qui ont été les plus favorables à Hillary Clinton.

La reconquête de ces États, qui seront cruciaux pour l’emporter à nouveau en 2012, est intimement liée à celle de l’électorat indépendant et sera sans doute au cœur des objectifs à venir de la Maison Blanche.

Les résultats de l’élection des gouverneurs, conformes aux sondages, constituent un signe moins inquiétant et plus marginal.

FAUX -
Une analyse similaire de celle de l’élection au Sénat peut être faite de l’élection des gouverneurs, ce d’autant plus que les aléas locaux et personnels sont encore plus forts pour ce type de scrutin. Le cas de l’Arkansas est éloquent à cet égard : pendant que Blanche Lincoln (démocrate) perd de plus de 20 points son siège au Sénat, Mike Beebe (démocrate) est réélu gouverneur du même État avec plus de 30 points d’avance.

Il résulte de ces aléas que de nombreux États changent de camp à l’occasion de ce scrutin, dans une sorte de chassé-croisé entre les deux partis.

Le cru 2010 n’échappe pas à la règle dans la mesure où 17 sièges changent de camp : 11 au profit des républicains, 5 à celui des démocrates et 1 au profit d’un indépendant. Au final, les démocrates sont donc perdants puisqu’ils devraient désormais ne détenir que 20 sièges sur 50 contre 26 auparavant, ce qui est conforme aux sondages.

Le gain de la Californie ne doit pas faire illusion car les démocrates gagnent d’extrême justesse dans de nombreux États et échouent à conquérir la Floride que les sondages donnaient pourtant à leur portée.

Des États connaissent un basculement qui n’est pas peu significatif dans la perspective de 2012 comme l’Ohio où le sortant Ted Strickland est battu à l’issue d’un duel serré. Autre État emblématique, la Floride, où les démocrates enregistrent de mauvais résultats pour les trois scrutins. Or l’on sait à quel point cet État peut être crucial dans la course à la Maison Blanche. Aussi les élections de gouverneurs méritent-elles d’être évoquées car les gouverneurs joueront un rôle central dans le redécoupage des circonscriptions pour l’élection des représentants en 2012. Or, comme il ne s’agit jamais d’un exercice neutre (n’est-ce pas aux États-Unis qu’est né le gerrymandering, manipulation du découpage au profit d’un camp…), les conséquences ne seront pas nulles pour les démocrates. Surtout si l’on ajoute à cela que les républicains ont beaucoup progressé dans les assemblées législatives locales, gagnant 675 sièges, glissement record depuis 1928.

De ce fait, en écartant les États où le redécoupage sera opéré par une commission indépendante, les républicains auront totalement la main sur le découpage de 165 circonscriptions de représentants contre 40 pour les démocrates.

Autre élément à avoir en tête, le « réseau » des gouverneurs peut se révéler précieux, comme il l’a été en 2008, pour mobiliser dans le cadre de la campagne présidentielle et organiser les actions de terrain. Les démocrates voient donc un dispositif qui leur avait réussi, clairement affaibli en vue de 2012.

Obama ne pourra plus gouverner d'ici 2012.

CE N’EST PAS INEVITABLE -
Le risque d’un blocage est actuellement souligné par les observateurs. Ce risque est réel car les républicains ont appris du précédent de 1994 et seront sans doute moins enclins à une politique de compromis avec la Maison Blanche.

En termes budgétaires (puisque le débat financier et fiscal a été au centre de cette campagne et devrait occuper une grande place dans l’agenda politique), cela pourrait aboutir au cercle vicieux suivant : des hausses d’impôts sont nécessaires pour réduire les déficits ; les républicains les rejettent au nom de leur programme et contribuent ainsi à laisser filer le déficit fédéral ; ce déficit plus grand devient un argument supplémentaire, relayé par les médias ultra-conservateurs, pour convaincre les Américains de la nécessité d’une politique drastique de lutte contre le « big government ».

Mais ce scénario n’est tenable pour les républicains que s’ils parviennent, à travers une communication - si ce n’est une propagande… - efficace, à occulter leur responsabilité et le caractère contradictoire de leur position. En réalité, le blocage comporte de nombreux risques pour les républicains compte tenu d’abord de l’ambiguïté qui est toujours celle de la signification d’un vote sanction.

Ensuite, la solidité du bloc républicain devrait être mise à l’épreuve dans les mois à venir et certains républicains n’ont pas caché, lors de la campagne, que les querelles de leadership étaient remises à l’après 2 novembre.

Plus fondamentalement, l’articulation entre Parti républicain et Tea Party risque de soulever des problèmes à la fois dans le positionnement au Congrès compte tenu de la radicalité des positions de certains élus et dans la mise en place de la machine électorale pour 2012. En effet, comment assurer la convergence entre un parti historiquement établi et fortement structuré et un mouvement protestataire, à la rhétorique quasi-insurrectionnelle ? A cet égard, la méfiance - si ce n’est la détestation - du Tea Party pour certaines figures républicaines incarnant à ses yeux l’establishment de Washington, à l’image de Karl Rove, est éloquente de ce fossé.

Les inévitables prochaines querelles internes au camp républicain pourraient donc donner à Barack Obama quelques marges de manœuvre et de négociation avec les franges moins radicales du Parti républicain.

Notons enfin que la préservation de la majorité démocrate au Sénat rend déjà la situation plus aisée pour Barack Obama s’agissant de sa politique étrangère, eu égard aux prérogatives spécifiques du Sénat dans ce domaine.

Barack Obama (2008-2012): un « one-term President »!

C'EST EVITABLE! -
Rien ne permet en tous cas de l'affirmer avec autant d'aplomb, même après la sévère défaite de novembre. Le précédent Clinton est, à cet égard, de nature à rassurer.

Notons d'abord que Barack Obama est toujours relativement populaire avec 46% d'opinions favorables selon le dernier baromètre Gallup (voir les courbes Gallup ci-dessous). Par ailleurs, une rapide comparaison des courbes de popularité de B. Obama et de B. Clinton révèle une trajectoire assez similaire pour les deux Présidents avec la convergence à mi-mandat vers une popularité autour de 45%. Ces scores sont à mettre en parallèle avec le niveau de soutien de Nicolas Sarkozy dans les enquêtes d'opinion. Ainsi l'Institut IPSOS indiquait-il au début du mois de novembre que la cote de défiance du Président français avait atteint un nouveau record de 66% d'opinions défavorables. Obama fait donc toujours des envieux de ce côté-ci de l'Atlantique...

A n'en pas douter, les deux ans qui séparent la présente défaite d'un toujours possible rebond électoral en 2012 seront des moments de campagne intenses. Comme il a déjà été souligné, les Républicains joueront leur va-tout avec comme unique obsession de briser tout espoir d'un deuxième mandat consécutif pour l'actuel locataire du 1600 Pennsylvania Avenue. Cette stratégie de l'ankylose législative pourrait être habilement contrée par le Président. Il a déjà notifié publiquement son souhait de travailler avec les Républicains (ce qu'il a déjà tenté de faire durant les deux dernières années, en vain...), notamment en signifiant sa volonté d'accueillir sur un sujet tel que l'emploi des propositions concrètes.

En dépit de la probabilité d'une activité législative et budgétaire beaucoup plus contrainte durant les 24 prochains mois, la croissance américaine devrait bénéficier de quelques fortifiants (notamment sous l'effet de la politique monétaire conduite par la Fed). Un redressement plus vigoureux de l'activité et la perspective d'indicateurs positifs constituent autant de raisons d'espérer une amélioration du paysage macro-économique, notamment sur le front du chômage. Obama en recueillerait les fruits électoraux.

Enfin, Obama doit retrouver le goût du peuple américain.
Jugé par ses compratriotes trop lointain et insuffisamment en sympathie avec leurs difficultés, le Président Obama reconnaissait à un journaliste du New-York Times Magazine « avoir été trop concentré sur les politiques publiques à mener; pas suffisamment sur la politique ». A savoir la pédagogie, l'explication, le dialogue avec les électeurs. Pour gagner en 2012, le cérébral Obama devra retisser ce lien noué, avec succès, pendant la campagne, grâce aux conseils des deux David (Plouffe et Axelrod).

Lors du scrutin des mid-term, la participation en baisse - un tiers des électeurs de 2008 n'ont pas fait le déplacement, en particulier les jeunes et les électeurs noirs - a été l'autre signal de l'effilochage de la dynamique enthousiaste de 2008. En deux ans, le mouvement internet organisé autour d'Obama (BarackObama.com et sa composante « réseau social » My.BarackObama.com) s'est pratiquement évaporé si l'on considère que le trafic est tombé de 8,5 millions de visiteurs uniques par mois en 2008 à moins de 700 000 en septembre 2010. Pour gagner en 2012, le Président Obama devra certainement réveiller Internet.

Thomas Ernoult et Bastien Taloc

samedi 13 novembre 2010

Mid-term elections: leu jeu des 8 erreurs d'analyse (1ère partie)

Brillante analyse des récéntes élections de mi-mandat aux Etats-Unis (1ère partie), publiée sur le blog de la section PS de Sciences Po et
réalisée par nos camarades Thomas Ernoult et Bastien Taloc (ancien membre de la section du 7ème).
Il n’est pas facile d’être un « geek » de la géographie électorale, surtout lorsque l’on ne dispose pas d’outils aussi performants que John King et sa Magic map sur CNN. C’est donc avec les moyens du bord que nous vous proposons de revenir sur les résultats des mid-term elections qui se sont tenues le 2 novembre.

Quelles conclusions tirer des résultats ? Quelles implications possibles sur les marges de manœuvre politiques pour la Maison Blanche ?

Beaucoup a été dit sur ces élections, les médias insistant sur la défaite historique que représente ce vote pour Barack Obama et sur l’irruption des tea parties dans le paysage politique américain.
Mais pour mieux comprendre les enjeux de cette élection, il convient d’affiner l’analyse des résultats. Or une analyse plus approfondie conduit à nuancer largement les enseignements qui ont pu être tirés dans l’immédiat, notamment par les médias français. Voici donc un passage en revue des huit constats à relativiser, selon nous, au sujet des mid-term…

Le changement promis par Obama en 2008: du vent !
FAUX
-Cette affirmation n'est pas exacte, même si elle traduit légitimement une certaine impatience des électeurs démocrates de 2008 à la hauteur de l'immense attente suscitée lors de la campagne du candidat Obama.

S'il sera toujours temps de regretter certains compromis, liés aux pesanteurs partisanes et aux irréductibles contingences de la politique capitolienne, les membres démocrates du 111ème Congrès – ceux précisément qui viennent de perdre leur siège le 2 novembre dernier – ont bâti en deux ans une œuvre législative considérable. Faut-il souligner qu'il n'est pas nécessaire de chausser les lunettes de l'Obamaniaque lambda – il en reste encore – pour s'en apercevoir.

Quelques exemples importants parmi une kyrielle d'avancées.
D'une part, l'historique réforme du système de santé, votée par le Congrès et signée par le Président Obama le 23 mars 2010, entend apporter une assurance médicale à environ 30 millions d'Américains qui en sont actuellement dépourvus. En outre, la loi étend Medicaid (le programme gouvernemental de couverture maladie pour les plus pauvres) à 16 millions de personnes et régule plus fermement les assureurs privés. Last but not least, la réforme devrait réduire le déficit fédéral de 138 milliards de dollars sur une décennie selon le Congressional Budget Office. Le Président Obama a donc réussi là où Harry Truman et Bill Clinton ont passablement échoué avant lui.

Les effets de la réforme (dont les complexes dispositions courent sur plus de 2000 pages!) ne se feront pleinement sentir qu'à horizon de 2014. Cette réforme à retardement a d'ailleurs été un élément d'incompréhension supplémentaire pour les électeurs et une aubaine pour les adversaires du texte pour propager leurs éléments de désinformation.
D'autre part, il faut mettre à l'actif du Président Obama et de la majorité démocrate au Congrès la réforme Dodd-Frank de régulation du secteur financier (création d'un régulateur du risque systémique, meilleure protection des consommateurs via une agence unifiée de protection des consommateurs de crédit notamment, création de chambres de compensation pour les produits dérivés OTC, stratégies de faillite ordonnée pour les entreprises à dimension systémique, …) ou encore le plan de relance de l'activité (75 000 projets d'infrastructures lancés, dématérialisation des dossiers médicaux, énergies renouvelables encouragées, investissements massifs dans la recherche médicale fondamentale...).


La liste n'est pas exhaustive et témoigne de la prolixité législative du 111ème Congrès, aujourd'hui battu. Certes, tout cela n'est pas parfait et certains déplorent la timidité de certaines dispositions, et l'absence d'avancées dans certains domaines (notamment la question de Guantánamo, le statu-quo pour les militaires homosexuels à travers la règle « Don't ask, don't tell »).
Face à ces critiques, Barack Obama a rappelé lui-même lors de l'émission de Jon Stewart « The Daily Show » le 27 octobre que « yes, we can... but it is not going to happen overnight ». Autrement dit, le changement promis prend du temps. Un mandat ne sera déjà pas de trop.

Les Américains sont tous devenus républicains !
FAUX -
Comme tout vote sanction, le vote du 2 novembre mérite une analyse plus nuancée tant il ne traduit pas une adhésion totale au discours du parti qui en est le bénéficiaire.
La nuance est d’autant plus importante que cette élection a révélé un paradoxe : le parti gagnant est, selon les enquêtes d’opinion, aussi impopulaire que le parti au pouvoir (53% d’opinions défavorables).

Le discours républicain, qui repose finalement sur des recettes classiques (des baisses d’impôts et une réduction drastique des dépenses fédérales) et un rappel souvent purement incantatoire de ce que seraient les valeurs de l’Amérique des Founding Fathers, ne semble pas susciter l’enthousiasme des Américains.

Ce constat appellera sans doute chacun des acteurs de cette nouvelle « cohabitation » à la plus grande prudence, notamment si l’on en juge par les enquêtes d’opinion sur la position de l’électorat républicain concernant la nécessité ou non d’abroger la réforme de l’assurance-santé.

La réforme de la santé a coûté aux démocrates la majorité à la Chambre des Représentants.
FAUX -
La portée de la vague républicaine à la Chambre des Représentants est telle que pratiquement aucun candidat démocrate ne pouvait s'y opposer dans les districts considérés comme vulnérables. La poussée républicaine apparaît à bien des égards comme irrésistible.

A l'aune d'exemples topiques, il appert que les candidats sortants récalcitrants, tel Gene Taylor au coeur d'un district conservateur du Mississippi, ayant voté contre les réformes emblématiques de la première partie de mandat – plan de relance de l'économie, réforme de la santé, le projet de loi « Cap and Trade » – se sont aliénés leurs électeurs et n'ont pas fait mieux dans les urnes que les sortants démocrates pro-Obama, comme Tom Perriello dans le 5è district de Virginie.
La bravoure politique des premiers – cette posture de « maverick » que les Américains affectionnent – ne les a pas préservés de l'irritation populaire diffuse à l'endroit du bloc démocrate.

Sans doute faudrait-il nuancer et aller au-delà même du brutal décompte des défaites/victoires. L'observation de l'amplitude des défaites démocrates, district par district, est riche d'enseignements. Le travail d'Andrew Prokop, diplômé de Harvard, cité dans le New Yorker, est à cet égard étonnant. Prokop s'est appliqué à déterminer dans quelle mesure un candidat démocrate a sur-performé ou sous-performé par rapport un score moyen, compte tenu d'une référence (PVI: Partisan Voting Indexhttp://ps-scpo.over-blog.com/ext/http://cookpolitical.com/node/4201) signalant l'inclinaison partisane d'un district donné par rapport au reste de la nation. Pour Gene Taylor en l'espèce, le PVI de son district est de R+20: cela signifie tout simplement que lors de deux dernières élections présidentielles, les électeurs ont voté en faveur du candidat républicain avec un écart moyen de 20 points. Taylor ayant concédé la défaite avec 5 points d'écart, il a ainsi sur-performé.



Si on élargit le regard, on peut conclure – à l'aide du graphique ci-dessous – que plus un démocrate sortant a voté dans le sillon Pelosi/Obama, plus il a sous-performé par rapport à l'indice de référence.

Par contraste, le fait d'avoir voté contre les piliers de la politique Obama/Pelosi entre 2008-2010 n'a épargné de la défaite que 8 sortants démocrates: Mike Ross (AR), Jim Matheson (UT), Tim Holden (PA), John Barrow (GA), Jason Altmire (PA), Heath Shuler (NC), Mike McIntyre (NC) et Larry Kissell (NC).

Conclusion: non seulement la seule réforme de la santé n'est pas le Waterloo du Président Obama comme l'a clamé le sénateur républicain Mitch McConnell – les raisons de la défaite d'Obama sont davantage à chercher dans le ressentiment des Américains face à des indicateurs macro-économiques détériorés – mais, stratégiquement parlant, on peut même arguer qu'Obama aurait dû exploiter plus loin son avantage majoritaire durant les deux dernières années – en renonçant à sa volonté première, et vaine, de dialogue bi-partisan – pour progresser sur des réformes difficiles et désormais compromises. Les résultats de la semaine dernière n'en auraient probablement pas été beaucoup plus mauvais.

Le mouvement du Tea Party sort grand vainqueur des élections de mi-mandat !
FAUX -
De nombreux commentateurs ont, dès l'annonce des premiers résultats des élections de mi-mandat, saisi les victoires emblématiques de Rand Paul dans le Kentucky et de Marco Rubio dans l'État de Floride au Sénat pour en tirer la conclusion d'un assaut réussi de la nébuleuse du « tea party » sur le parti républicain. Rand Paul, lui-même, a parlé de « vague » dans son discours de victoire.

La réalité est plus contrastée. D'abord, quantitativement, on constate qu'environ 32% seulement des candidats Tea Party ont gagné leur pari. Pour le Sénat, sur les 10 candidats revendiquant des attaches avec la mouvance populiste, seuls Toomey en Pennsylvanie, Paul, Rubio, Johnson dans le Wyoming, Lee dans l'Utah ont été élus (les résultats en Alaska ne sont pas encore définitifs).
Cela ne doit pas dissimuler les échecs de Christine O'Donnell (et son abracadabrantesque « I am not a witch, I am You ») dans le Deleware, de Sharron Angle (en faveur de la suppression du ministère de l'Education) dans le Nevada face à Harry Reid ou encore de John Raese en Virginie Occidentale. Certaines voix autorisées se sont même émues de ce que les candidatures trop « extrémistes » validées par les primaires GOP avaient pu réduire les chances des Républicains de faire basculer le Sénat. A la Chambre, sur 130 candidats Tea Party, une quarantaine s'est imposée.

S'il ne s'agit pas de nier la portée de ces chiffres, il y a néanmoins lieu de s'interroger sur le point de savoir si le Tea Party a constitué un réel atout dans ces victoires du GOP. En d'autres termes, les candidats Tea Party ont-ils bénéficié d'une prime électorale par rapport aux candidats républicains traditionnels?

Revenons aux chiffres.
Un modèle utilisé par John Sides, professeur de Sciences Politiques à la George Washington University, met en évidence que l'affiliation au Tea Party a contribué positivement à l'élection des candidats républicains à hauteur de 1% de suffrages additionnels. Ainsi l'effet Tea Party est-il relativement minime.

On aurait donc tort de croire que les candidats Tea Party ont capté plus qu'une mauvaise humeur généralisée des citoyens américains. Le phénomène Tea Party est davantage une révélation médiatique (Sarah Palin et les mama grizzlies y ont contribué) que politique. C'est paradoxalement plutôt une bonne nouvelle pour l'aile traditionnelle du GOP, qui n'a pas intérêt à s'aliéner une partie des indépendants (très courtisés en vue de 2012) ni à se fracasser sur les rivages idéologiques de son aile la plus radicalisée.

Thomas ERNOULT et Bastien TALOC

samedi 6 novembre 2010

Compte-rendu de mandat du Maire de Paris dans le 7ème arrondissement - 14 octobre 2010

Le Maire de Paris et plusieurs de ses Adjoint(e)s se sont exprimés, le 14 octobre dernier, devant les citoyens du 7ème sur les enjeux de l'arrondissement et de la capitale en général. A découvrir si vous n'avez pas pu vous y rendre.

mardi 2 novembre 2010

La vraie consultation - les voies sur berge - venez débattre avec Anne Hidalgo - Gymnase des Invalides - mercredi 3 novembre - 19h00




Le projet d'aménagement des voies sur berge concerne au premier chef le 7ème arrondissement et ses habitants.



Venez participer nombreux à la réflexion autour de ce projet, suite à la présentation qu'en fera Anne Hidalgo, Première adjointe au Maire de Paris - chargée de l'urbanisme.



Laurence Girard, conseillère d'arrondissement d'opposition du 7ème arrondissement et secrétaire de la section PS du 7ème, participera au débat.

Rendez-vous demain (mercredi 3 novembre)
au Gymnase des Invalides, à partir de 19h00.

Soyez nombreux!

Retrouvez ici le dossier de ce projet.

lundi 18 octobre 2010

Mardi 19 octobre: une mobilisation plus forte que jamais est nécessaire!

Entendre Frédéric Lefebvre ce weekend se féliciter de la "réussite de la pédagogie de la majorité" pour expliquer la prétendue démobilisation lors de la manifestation de samedi 16 octobre devrait suffire à convaincre les Français de descendre dans la rue, plus nombreux encore, ce mardi.

Le gouvernement doit suspendre la discussion du projet au Sénat. Dans quelle grande démocratie une réforme si importante se fait-elle sans négociation sociale, en bafouant le Parlement et sans mandat du peuple?

Toutes et tous dans la rue pour dénoncer cet énième mauvais coup porté au pacte républicain!

jeudi 14 octobre 2010

Sarkozy ne veut rien entendre, il va continuer à nous entendre!

Malgré les manoeuvres dérisoires du pouvoir en place pour réduire artificiellement le nombre de manifestants, même le Ministère de l'Intérieur a été obligé de concéder que la mobilisation s'était amplifiée ce mardi.
Alors que tous les commenateurs "éclairés" et le gouvernement pensaient que cette réforme était déjà passée avant même d'être votée, le soutien massif des Français aux différents mouvements de grève et l'ampleur de chacune des manifestions organisées témoignent de la résistance du peuple français à cette contre-réforme.
Ce samedi, seule une démonstration de force, regroupant le maximum de Français, permettra, espérons-le, que Sarkozy revienne enfin sur ce projet injuste et dangereux (guidé par les intérêts privés promoteurs des solutions de capitalisation).

Mobilisons-nous toutes et tous!

samedi 11 septembre 2010

Retraites : aucun mandat des Français pour réaliser cette "réforme", la preuve!

Pas plus que personne ne conteste, parmi les socialistes, l'allongement (heureux) de la durée de la vie et de la nécessité d'une réforme des retraites, celle-ci nécessite :
- un mandat clair reçu par une majorité politique;
- une négociation longue avec les partenaires sociaux;
- une juste répartition des efforts financiers nécessaires.

Aucune de ces conditions élémentaires n'est évidemment remplie par la "réforme" proposée par l'Elysée. Plus que jamais, la mobilisation contre cette régression sociale sans précédents, au Parlement et dans la rue, doit être totale!

mardi 7 septembre 2010

Pour se faire entendre!



Les socialistes s'opposent et... proposent!



Retraites : Des besoins de financement
qu'il ne faut ni sous-estimer ni dramatiser.

Pour une réforme juste et efficace des retraites, la responsabilité des politiques est de trouver des ressources stables et durables. Dégager des ressources supplémentaires est une question de choix de société. Et aucun scénario ne s’impose à nous absolument, contrairement à ce que prétend le gouvernement.

Le vieillissement de la population a, bien sur, un impact sur le financement de notre système de retraite, dès lors que ce sont actuellement les cotisations des actifs qui financent les pensions. Les retraites des papy-boomers devront être payées plus longtemps par des générations moins nombreuses. Ainsi, alors qu’il y avait 3 actifs pour un inactif de plus de 60 ans en 1975 et près de 2 en 1990 il n’y en a plus que 1,8 en 2010 et il y en aura 1,2 en 2050. Mais la démographie n’est pas le seul facteur en cause et elle peut elle-même connaître des évolutions (taux de natalité, migrations, etc.). La situation économique ainsi que la structuration du marché de l’emploi (taux d’emploi des différentes catégories d’âge, caractéristiques des parcours professionnels...) sont déterminantes.

Le principal enseignement du dernier rapport du COR aura été de montrer l’impact majeur de la crise sur le financement de notre système de retraite dès cette année. Par ailleurs, la situation française se caractérise par une politique de l’emploi incohérente au regard des besoins de notre système de protection sociale, lui-même caractérisé par de fortes barrières à l’entrée dans la vie active et un taux d’emploi des seniors parmi les plus bas d’Europe : 38% des 55/64 ans sont dans l’emploi en France en 2010 (données Insee) contre près de 70% en Suède, loin en tout cas de l’objectif européen de 50% fixé par la stratégie de Lisbonne en 2000 (contre 54 % en Allemagne, 58% au Royaume-Uni et 45 % en moyenne dans l’Union européenne des 27).

Ainsi, la réponse ne peut être uniquement démographique, fondée sur le seul paramètre de l’âge. Le rapport du COR du 14 avril dernier, analyse les besoins de financement de notre système de retraite au cours des 40 prochaines années. Fondées sur des hypothèses sans doute susceptibles de discussions, les projections réalisées et l’ampleur des déficits potentiels, même révisés à la baisse, appellent en tout état de cause des réponses solides.

Trois scénarios ont été établis, qui montrent la dégradation progressive des comptes. Tous font apparaître l’accélération provoquée par la crise sur les besoins de financement, en rapprochant de 15 ans les échéances envisagées lors du précédent rapport du COR, en 2007. Le COR montre par ailleurs qu’on ne peut agir sur un seul paramètre pour consolider le système de retraite à l’échéance 2025. Il faudrait en effet alors engager soit une baisse du niveau moyen du taux de remplacement de 22 %, soit une hausse des prélèvements vieillesse de 5 points environ, soit un report de l’age effectif de départ en retraite (actuellement de 61,6 ans) de 3 à 4 ans.

Mais les retraites relèvent du contrat social de notre pays et doivent être pensées au-delà de la conjoncture bonne ou mauvaise. Il faut prendre garde, à cet égard, de ne pas fonder une réforme sur la seule situation des années 2009 et 2010 qui sont des années de crise et de diminution des recettes. Pas plus qu’il ne faut se placer dans un horizon temporel trop lointain et incertain. Compte tenu des incertitudes qui pèsent, tant sur les évolutions démographiques (à long terme), que sur les conditions de la croissance dans le futur, il paraît préférable d’inscrire nos politiques par rapport à l’horizon 2025. Sans occulter l’accroissement des besoins au-delà de cette période, il paraît à la fois aléatoire et sans conséquence immédiate de raisonner par rapport à l’horizon 2050, sauf à vouloir alimenter puis instrumentaliser l’inquiétude des Français.

Pour les socialistes, l’enjeu est d’enclencher un processus de réforme qui garantisse dans la durée le rétablissement de l’équilibre financier. En 2025, quel sera le besoin de financement ? Il ne faut ni le sous-estimer ni le dramatiser. Le Conseil d’Orientation des Retraites prévoit un déficit de l’ordre de 45 milliards d’euros. C’est un enjeu important qui appelle des réponses fortes sans lesquelles la confiance dans notre système de retraite ne sera pas rétablie. Sans le dramatiser : un demi-point de croissance supplémentaire à partir de 2013 diminuerait le déficit de moitié en 2025 (de l’ordre de 22 milliards d’euros).

Et ce scénario se fonde aussi sur des hypothèses très pessimistes concernant l’activité des femmes et l’emploi des seniors. Il suppose que la stratégie de hausse de l’emploi des seniors échouerait, alors que la démographie implique plutôt un recours accru aux seniors dans les décennies à venir. Au regard de ces chiffres, il faut donc résister au catastrophisme ambiant. Le besoin de financement en 2010 sera déjà de l’ordre de 25 milliards d’euros. Entre 2010 et 2025, le besoin de financement passera de 25 à 45 milliards en euros constants, soit 1,7 points de PIB. Qui peut dire que consacrer 1,7 points de PIB en plus pour nos retraites est hors de notre portée ?

lundi 19 juillet 2010

jeudi 15 juillet 2010

Désintox sarkozyste

Conformément à son habitude, le Président de la République a multiplié dans son entretien télévisé les contre-vérités dans le domaine économique. Décryptage réalisé par Pierre-Alain Muet, député du Rhône, ancien président délégué du Conseil d’analyse économique.

Toujours regrettable d'être obligé de faire le travail que devraient faire les journalistes...


La France est le pays qui travaille le moins.

Faux, les salariés français travaillent plus en moyenne par semaine (36,5 heures en 2008) que les Allemands (34,6 heures), que les Scandinaves (34,5 heures au Danemark, 35,6 heures en Suède et 33,2 heures en Norvège), que les Néerlandais (30 heures) et même que les Américains (33,9 heures). Il faut aller en Europe de l’Est pour dépasser les 40 heures.


Les pays qui ont le plus réduit le chômage sont ceux qui ont augmenté le temps de travail.

Faux, c’est exactement l’inverse : les pays qui ont le plus réduit leur temps de travail sont ceux qui ont le taux de chômage le plus faible. Les Pays-Bas (4,3 % en mai 2010) ; la Norvège (3,7 %), l’Allemagne (7,5 %), le Danemark (6 %) alors que le taux de chômage harmonisé approche 10 % en France.


Les 35 heures ont détruit la compétitivité.

Faux : elle s’est améliorée de 1997 à 2002. Pendant toutes ces années la France avait un excédent du commerce extérieur compris entre 20 et 30 milliards d’euros. Depuis 2003 le solde extérieur n’a cessé de fondre, pour se transformer en un déficit croissant à partir de 2005, atteignant plus de 40 milliards en 2009.

La France est le pays qui taxe le plus les hauts revenus.

Faux. En raison de l’utilisation des niches fiscales par les titulaires des plus hauts revenus et de la faible taxation des revenus du capital, le taux effectif d’imposition du revenu est très loin du taux marginal de 40 %. Il est de 25 % pour les 1 000 plus hauts revenus et tombe à moins de 20 % pour les 10 plus hauts revenus.


La France est le pays qui taxe le plus les entreprises.

Faux. Là encore, en raison des niches fiscales (comme la niche Copé qui a couté 20,5 milliards d’euros à l’Etat en 2008-2009) le taux d’imposition réel de sociétés est très éloigné du taux théorique de 33,3 %. S’il est proche de 30 % pour les PME de moins de 10 salariés, il tombe à 20 % pour les entreprises de plus de 500 salariés et est inférieur à 13 % pour les entreprises de plus de 2 000 salariés !

Le bouclier fiscal évite de verser plus de 50 % de ce que l’on gagne à l’Etat.


Faux, ce n’est pas le revenu réel qui est pris en compte dans le bouclier, mais le revenu fiscal minoré des niches. Des contribuables possédant des revenus et des patrimoines élevés et déclarant un revenu fiscal très faible grâce aux niches, arrivent à se faire rembourser presque tous leurs impôts.


Même l'Allemagne a fait le bouclier fiscal.

Le bouclier fiscal allemand n’a jamais existé. En 2006, la cour constitutionnelle fédérale a rappelé au contraire que, « ni du dispositif, ni des attendus de l’arrêt du 22 juin 1995 ne se dégage un quelconque principe de partage par moitié comme limite maximale d’imposition ayant valeur constitutionnelle »

Le collectif "Sauvons la recherche ne s'exprime plus, les chercheurs ne font plus grève parce qu'ils ont des moyens comme jamais malgré la crise.


Il y a eu le mouvement des directeurs de laboratoires en 2008, le mouvement contre la loi LRU, puis celui de 2009 qui est le plus long de l'histoire des universités. Sauvons la Recherche, comme d'autres organisations, n'ont cessé de contester les réformes de Nicolas Sarkozy et Valérie Pécresse, qui sont mauvaises. Quant à l'intensité de recherche, elle est en baisse en France depuis 2002, y compris sous la présidence de Nicolas Sarkozy (démonstration par Bertrand Monthubert, Secrétaire National à l'enseignement et à la recherche).

samedi 12 juin 2010

La rénovation du PS est en marche!

Après l'adoption du texte sur la rénovation du fonctionnement et des méthodes du parti par le Conseil National du 7 juin dernier, le texte, issu des réflexions menées par la commission présidée par Arnaud Montebourg, sera soumis au vote de l'ensemble des militants le 24 juin prochain.

mercredi 2 juin 2010

Retraites : les propositions socialistes sont financées et justes

Cette vidéo récapitule les propositions socialistes sur la question des retraites. Elles ont été, avec l'arrogance habituelle qui caractérise la droite au pouvoir, balayées d'un revers de la main.

Les propositions du PS sont pourtant les seules à reconnaître la nécessité d'une réforme sans dramatiser outrageusement (avec d'autres visées) la situation et surtout en tenant compte des principes indispensables que doit respecter une telle réforme, notamment la justice sociale et la recherche de l'efficacité.

dimanche 11 avril 2010

Le gouvernement doit tenir compte du résultat des élections régionales!

Les résultats des élections régionales de mars 2010 représentent une belle victoire pour la gauche rassemblée.

En Île-de-France, avec près de 57% des suffrages, ce vote exprime très clairement le soutien à une politique solidaire, respectueuse de chacun, et soucieuse d’une croissance au service d’un développement équilibré.

A Paris, la Gauche rassemblée recueille 58% des suffrages exprimés. Nous remercions tous les électeurs qui ont voté pour notre liste de rassemblement de la Gauche et des écologistes qui recueille 28,75% des suffrages dans notre arrondissement. Il faut noter que pour la première fois, le score de la gauche, dans la moitié des bureaux de vote du 7ème, dépasse les 30%, avec une moyenne de 33,5%. Ces résultats nous engagent à poursuivre le travail et le rassemblement autour d’un projet de gauche.

Le gouvernement doit entendre les messages adressés par les Français, au niveau régional comme national :

- Un rejet du « Grand-Paris », notamment sur la question des transports. Le gouvernement doit tenir compte de ce vote, retirer son projet actuel et en débattre avec l’ensemble des élus concernés.

- Une délégitimation de la réforme territoriale et de son nouveau mode de scrutin qui marquerait un recul terrible pour la parité femmes-hommes. Grâce à la loi sur la parité votée il y a 10 ans par la gauche, les hémicycles des conseils régionaux seront composés à près de 50% par des femmes. La loi proposée autoritairement par le gouvernement remettrait en cause cet acquis. Pour marquer votre désapprobation, nous vous invitons à signer une pétition pour défendre la parité sur le site www.defendonsnosterritoires.fr

Nous soutenons également le collectif trop7trop (cf site Internet ci-contre) qui relève à juste titre, et comme l’a fait la conseillère d’arrondissement Laurence Girard lors du dernier Conseil d’Arrondissement, le scandale du magazine municipal de mars 2010, en termes de vision des femmes et de publicité déguisée.

Les socialistes du 7ème arrondissement de Paris

samedi 20 mars 2010

Intervention de Laurence Girard au Conseil d'arrondissement du 16 mars 2010 sur le "journal" municipal du 7ème

J’aimerais revenir sur le dernier journal municipal du 7ème, enfin plutôt sur la revue de luxe qui a fait office de journal municipal en mars 2010.


Votre idée de faire un numéro dédié aux femmes et distribué le 8 mars était bonne. Je veux dénoncer très fortement ici le résultat pour trois raisons principales :


1) Dédié aux femmes, ce journal ne contient aucun article de fond consacré à l’égalité femmes/hommes, aux difficultés rencontrées par les femmes et aux politiques publiques municipales, départementales, régionales ou nationales qui ont pour objet de lutter contre les discriminations ou encore de garantir l’accès des femmes à leurs droits, et je veux souligner ici l’importance du planning familial.


Condensé de clichés, ce numéro spécial reflète l’image de la femme comme simple consommatrice de futilités, avec des centres d’intérêt limités aux soins et aux vêtements ; je suis très surprise que la majorité de ce conseil municipal et notamment mes collègues femmes, cautionne ce mélange des genres.


Ce numéro dédié aux femmes aurait dû permettre d’évoquer les inégalités subies par les femmes, leurs combats et mettre en valeur des femmes du 7ème engagées pour la cause des femmes, comme par exemple Simone Weil.


2) Deuxième raison de mon indignation, cette revue regorge de publicités déguisées, ce qui n’est pas du tout compatible avec un journal municipal et a à juste titre offensé une partie des commerçants de l’arrondissement. Des conséquences judiciaires sont également envisageables.


Par ailleurs, en pleine crise économique et financière qui touche aussi les citoyens de notre arrondissement, je suis surprise que vous osiez afficher des produits à des prix aussi prohibitifs. C’est de la pure indécence.


3) Troisièmement, le journal municipal doit aussi respecter la laïcité, valeur fondamentale de la République, ce qui signifie la prise en compte de la diversité religieuse et de la non-croyance. Il est donc surréaliste d’avoir sollicité, dans un journal municipal dédié aux femmes, l’avis de trois responsables religieux qui plus est issus de la même confession.


Pour finir, deux choses :

- J’aimerais savoir quelle structure finance ce journal.

- Je souhaite également être prévenue par vous, ou par le comité de rédaction à qui vous donnez mandat j’imagine, avant la parution de ce type de revue, pour pouvoir le cas échant renoncer à ma tribune. J’ai été de fait associée à une opération que je ne cautionne pas et j’apporterai un éclairage à ce sujet aux citoyens du 7ème dans le prochain numéro du journal municipal.


Laurence Girard

Conseillère d'arrondissement du 7ème arrondissement de Paris (Parti socialiste)


Si vous voulez revoir cette revue de luxe honteuse; voir ici.

jeudi 21 janvier 2010

Déploiement du réseau socialiste LA COOPOL

Ouverte à tous le 12 janvier dernier, la coopol (pour coopérative politique) est le nouveau réseau social du Parti socialiste. Nouvelle génération d'outils d’organisation et de mobilisation politique, la coopol permet à tous les adhérents et sympathisants PS de discuter, échanger, s'organiser en ligne et agir sur le terrain.
Chacun peut s'inscrire : http://www.lacoopol.fr/
Mode d’emploi simplifié

3ème édition du Pari(s) des Idées - 27 janvier 2010

Pari(s) des Idées n°3
« Vivre pour travailler ou travailler pour vivre »

Mercredi 27 janvier 2010 de 19h45 à 22h
au Centre d'animation Valeyre
24, rue de Rochechouart - 75009 Paris

Pour en savoir plus et rester informé :

dimanche 3 janvier 2010

Fiscalité : quand le mauvais élève UMP veut donner des leçons... de bonne gestion (2) !


Pourquoi la promesse de l'UMP de ne pas augmenter les impôts régionaux n'a aucun sens


A l’occasion du lancement de sa campagne pour les régionales, l’UMP s’est engagée, si elle était portée à la tête des régions, à ne pas y augmenter les impôts sur la prochaine mandature. Or si le projet de réforme Sarkozy des collectivités locales est voté, les régions ne seront plus en mesure ni d’augmenter ni de baisser les impôts.

- Cette promesse, qui ne concernera qu’un mandat ramené à 4 ans puisque les futurs conseillers territoriaux seront élus en 2014, est vaine car le pouvoir fiscal des régions sera réduit à néant si les projets de réformes des collectivités locales du gouvernement aboutissent.
- Actuellement, les impôts dont les régions décident du taux ne représentent que 28% de leurs ressources. Après la réforme de suppression de la taxe professionnelle, cette part va chuter à 16%.
- Il est même envisagé de transférer la part régionale de la taxe foncière (bâti et non bâti) aux communes et départements. Si ce projet aboutit, il ne restera plus aux régions que la fixation des taux des taxes sur les permis de conduire et les cartes grises, ce qui représente un montant dérisoire. La quasi-totalité des impôts régionaux serait ainsi bientôt définie par l’Etat et lui seul.

En s’engageant à stabiliser les impôts, l’UMP ne s’engage donc à rien du tout et serait mieux inspirée de s’occuper du niveau préoccupant de la dette de l’Etat, dont elle est seule responsable !