jeudi 24 septembre 2009

Votation citoyenne sur la privatisation de la Poste


Le samedi 3 octobre, chaque citoyen pourra participer à la Votation citoyenne sur la privatisation de la Poste en donnant son avis sur le changement de statut de l’entreprise.

Le Parti socialiste a rejoint le collectif national pour lutter contre la privatisation de la Poste et participe donc à l'organisation de cette votation.


Un site www.appelpourlaposte.fr donne toutes les informations nécessaires sur les implications de ce changement de statut de la Poste.
Tu trouveras également un site dédié mis en place par le Parti socialiste : laposte.parti-socialiste.fr.

Appel à la mobilisation de Razzy Hammadi :



Dans le 7ème arrondissement,
nous tiendrons
4 bureaux de vote :
  • 10h-13h : Devant la Poste de la rue Cler
  • 10h-13h : Marché Saxe/Breteuil, côté Place de Breteuil
  • 14h-17h : Rue Cler, à l'angle avec la rue du Champ de Mars
  • 14h-17h : Bon Marché, à la sortie du métro Sèvres-Babylone
Ces emplacements pour la votation citoyenne seront indiqués sur les sites.

mardi 8 septembre 2009

La crise en pleine lucarne!

C'était hier soir, au cours de l'une des rares émissions politiques du paysage audiovisuel français (Mots croisés). Un premier débat sur le "big bang" de la gauche. Un deuxième sur la grippe A et l'intéressante "pandémie de l'indécence" évoquée par le Professeur Marc Gentilini. En réalité, c'est au cours du troisième débat, consacré à la crise et aux plans dits "sociaux" que le big-bang a eu lieu et que l'indécence a réellement été atteinte.

Big-bang, parce que la vigoureuse intervention de Xavier Mathieu, délégué CGT de Continental (les "Conti") témoignait de l'ampleur des difficultés rencontrées par les salariés, après les plans de licenciement à répétition, en particulier dans l'industrie. Elle témoignait également et surtout du mépris et de la violence exercés par une classe dominante (patrons lointains) et un Etat impotent. Ayant en tout état de cause fait le choix de l'être.



Indécence, parce que le multi-récidiviste en la matière Frédéric Lefebvre n'a pas hésité à mettre sur le même pied le comportement honteux des patrons de Continental (qui ont même refusé les solutions de reprise du site) à un acte, condamnable mais tellement compréhensible quand les détails de l'histoire sont connus : la mise à sac de la sous-préfecture de Compiègne.

Rappelons simplement que pour ces faits, qui n'ont occasionné que des bris matériels (les dégâts sont évalués à 60 000 €), Xavier Mathieu et six autres coaccusés ont été condamnés à 5 mois avec sursis. De l'autre côté, le délégué CGT rappelait simplement le coût de la fermeture du site pour la collectivité : plus de 500 M€, si l'on cumule allocations chômages, contrats de transition professionnelle, préretraites etc.

Un passage de l'émission, trop peu soulevé par les journalistes, est saisissant. Alors que Lefebvre explique que la "violence n'a pas payé", Xavier Mathieu, qui regrette encore une fois le saccage de la sous-préfecturen, démontre - malheureusement - le contraire. Et l'ensemble de ce récit, ceci est facilement vérifiable, n'a absolument pas été remis en cause par Lefebvre sur le plateau.

En résumé, Xavier Mathieu rappelle que la scène devant la sous-préfecture se passe alors que la confirmation de la fermeture du site vient de leur être annoncée. Encore une fois, on le rappelle tellement c'est incroyable à envisager : Continental a refusé les offres de reprise!

Vous pouvez visionner ce passage sur le site de France 2, à partir de 01h53.

Etape 1 : Xavier Mathieu décide de contacter le médiateur suivant ce dossier pour le cabinet de Luc Chatel, alors secrétaire d'Etat chargé de l'Industrie. Une demande de réunion tripartite (associant Etat, la maison-mère allemande de Continental et les représentants des salariés) est formulée. Refus catégorique du médiateur.

Etape 2 : les salariés, très en colère, la demande de tripartite étant très ancienne, décident, sans préméditation, d'investir la sous-préfecture et sous le coup de la colère, la saccage. Encore une fois, rien ne justifie, en Etat de droit, ce type d'agissements.

Etape 3 : 2 heures après ce fameux saccage, que les Ministres vont s'empresser de condamner urbi et orbi, le médiateur rappelle et propose de tenir une tripartite dans les meilleurs délais.

Dans cette affaire, comme dans celle de Nortel et les bonbonnes de gaz, il va de soi que seule la mobilisation de la violence a tritestement conduit les pouvoirs publics à faire évoluer leur position. Seule la menace d'une situation quasi-insurrectionelle aura permis aux salariés de se faire entendre.

Le dialogue social dans notre pays est plus inexistant que jamais. Une distanciation est d'ailleurs à l'oeuvre dans ce conflit précis entre la centrale nationale et sa représentation locale (Xavier Mathieu ayant eu des mots très durs à l'endroit de Bernard Thibault). Ce n'est absolument pas une bonne nouvelle. Le gouvernement ferait bien de s'en préoccuper très rapidement, plutôt que de pérorer, telle Mme la Marquise Lagarde, que la "crise est derrière nous".

Cette émission d'hier soir, salutaire, témoignait bien au contraire du fait que la crise est malheureusement notre horizon. Une crise qui n'est pas seulement financière ni économique. Une crise de sens, une société telle un champ de ruines à rebâtir. L'une des premières tâches à laquelle les socialistes, avec l'ensemble de leurs partenaires progressistes, doivent s'atteler urgemment.

J.

dimanche 6 septembre 2009

Après les supermarchés, les usines Potemkine!

Evidemment, aucun journaliste français (corrigez la mention inutile) ne l'a remarqué. Une fois de plus, il faut compter sur nos amis d'outre-Liévain, en l'occurence la RTBF, pour évoquer les faits.



Nicolas Sarkozy, afin de tenter de faire croire à l'existence d'une politique industrielle française, se rend dans l'Orne, afin d'y visiter une usine de l'un des grands groupes français de sous-traitance automobile, en l'occurence Faurecia. Passons sur le symbole, alors que cette filière est parmi les plus sinistrées suite à la crise économique.

Pour éviter toute légitime interpellation par un salarié, qui démontrerait sans doute, une fois de plus, le peu de self-control du "chef de l'Etat", tout a été savamment organisé. Sarkozy doit prononcer un discours, devant des salariés qui (ce serait tellement bien) opineraient du chef. Même en location, les services de l'Elysée n'en ont visiblement pas trouvé. Ils ont alors préféré recruter un certain nombre de figurants, qui ne sont même pas des salariés de l'usine en question, en fonction de leur taille (sic), afin qu'"aucune tête ne dépasse", sous-entendu par rapport à Sarkozy.

Il n'est pas question ici de débattre du minimum de sécurité tout à fait légitime auquel peut prétendre un Président de la République. Il s'agit de dénoncer ces mascarades communicationnelles de plus en plsu répétées, que le pouvoir n'hésite pas à multiplier sans vergogne (après la pathétique affaire Chatel). Ils hésitent d'autant moins qu'aucun journaliste français ne semble regarder ses confrères belges. Plus de 24 heures après la première diffusion, quelques sites d'information seulement reprennent l'info.

Rappelons simplement que, pendant 3 jours, plusieurs JT de 20h n'ont pas hésité à ergoter sur le fait de savoir si "Ambassadrice" ou "représentante mondiale" voulait dire la même chose...

Comme l'a d'ailleurs indiqué Martine Aubry dans son discours de clôture de la Rochelle, il va de soi que la question du "quatrième pouvoir" et des empires médiatico-industriels qui se sont constitués en France, sous le règne de Sarkozy, demeure plus que jamais posée.

J.