jeudi 31 décembre 2009

Meilleurs vœux pour 2010 !

Les socialistes du 7ème arrondissement vous adressent leurs meilleurs vœux pour cette nouvelle année.
Que cette année vous apporte, à chacun(e) santé et bonheur et qu'elle marque le début de la reconquête, pour le plus grand bien de tous !
Dans l'attente de vous retrouver au conseil d'arrondissement, dans nos réunions publiques, sur les marchés et sur ce blog.

Ci-dessous, les vœux de Martine Aubry :




samedi 5 décembre 2009

Fiscalité : quand le mauvais élève UMP veut donner des leçons... de bonne gestion (1) !

Plusieurs semaines que l'UMP tente, via son énième "livre noir" des régions, de faire croire aux Français que les régions dirigées par les socialistes les assomment fiscalement. Cette assertion, servie avec toujours la démagogie coutumière des Lefebvre et consorts, ne souffre pourtant pas l'analyse...

Retrouvez-nous sur les marchés du 7ème ce week-end pour en discuter !

Sept ans et demi que l’UMP détient les pleins pouvoirs, 7 ans et demi que ni la dette, ni le déficit de l’Etat ne diminuent ! Et la crise qui justifierait le tout n’y est pour pas grand chose !
Dans ces conditions, la « leçon de bonne gestion» que l’UMP tente de donner aux collectivités territoriales est intolérable.
Quelques chiffres simples, issus du projet de budget de la France pour 2010 et consultables par toutes et tous :
L’UMP se pare dans les habits du bon gestionnaire, alors qu’elle cumule les “records absolus” : Le déficit public atteindra 8,5% du PIB (après 8,2% en 2009 et 3,4% en 2008).

Qui est responsable ?
- Sur 100 € de déficit, 93 € sont imputables à l’Etat et à la Sécurité sociale contre seulement 7 € pour les collectivités territoriales.

Qui peut donner des leçons à qui ?
- La dette de l’Etat devrait atteindre, selon les prévisions optimistes, 84% du PIB (après 77,1% en 2009 contre 66,5% prévus…).
- De son côté, la dette des collectivités territoriales représentera 7% du PIB en 2009, soit une baisse de 0,6 point par rapport à son niveau d’il y a dix ans.
- Depuis 2007, 18 taxes nouvelles ont été créées, tandis que des cadeaux fiscaux sont instaurés : 3 Md€ de pertes issues de la baisse de la TVA dans la restauration pour de basses manœuvres électoralistes, sans conséquences ni sur l’emploi ni sur les additions ; sans parler du « bouclier fiscal » et des heures supplémentaires (4 Md€ au total) dont même les économistes les plus fidèles au pouvoir dénoncent l’inefficacité et l’injustice !

Qui est «M. Taxes» ?
- Sur 100 € d’impôts, le gouvernement en prélève 78 € et les régions seulement 2 €.
- L’augmentation des impôts régionaux a été de seulement 3 € par an par habitant depuis 2004.

Le procès du gouvernement sert de prétexte pour asphyxier financièrement les collectivités territoriales. Aujourd’hui, nombre d’entre elles (de droite comme de gauche) font face à des dépenses obligatoires liées à des compétences transférées (formation professionnelle, prestations sociales etc.) par l’Etat qui augmentent très rapidement pendant que les recettes (dotations et impôts) ne peuvent suivre ce rythme.

Les projets en cours ne font qu’aggraver cette situation. Avec la réforme de la taxe professionnelle, les collectivités devront soit revoir drastiquement leurs interventions (petite enfance, politiques de solidarité, etc.) à la baisse, soit faire payer aux ménages ce cadeau fait aux entreprises par une augmentation de la taxe d’habitation et de la taxe foncière.
Les collectivités territoriales réalisent aujourd’hui 75% de l’investissement public, bien souvent pour pallier les carences de l’Etat (financement des lignes ferroviaires par exemple) sur ses propres compétences. Avec ces réformes, c’est le service public local qui est menacé …

jeudi 26 novembre 2009

Compte-rendu de mandat 2009 - Lundi 30 novembre

Comme vous le savez sans doute, afin de rendre compte de son action municipale au cours des 12 derniers mois, le Maire de Paris effectue chaque année un compte rendu de mandat en organisant des réunions publiques dans chacun des 20 arrondissements parisiens.

Le compte-tendu de mandat
de Bertrand DELANOË dans le 7
ème se tiendra,
en présence de Laurence GIRARD,
Conseillère d'arrondissement,

lundi 30 novembre à 18h30
au Gymnase des Invalides
Entrée par la rue Paul et Jean Lerolle
(sous le terminal Air France)
Métro : Invalides (lignes 8 et 13)

Liens utiles :

samedi 21 novembre 2009

Conférence de Copenhague : débat le 25 novembre

Mercredi 25 novembre, l’Assemblée générale de la Section sera dédiée à un débat ouvert à tous les sympathisants autour de la Conférence de Copenhague sur la lutte contre le changement climatique ; en présence de Géraud GUIBERT, porte-parole du Pôle écologique du PS.

Liens :
http://environnement.parti-socialiste.fr/
http://fr.cop15.dk/
http://www.ecologie.gouv.fr/-ONERC-.html
http://www.conference-copenhague.gouv.fr/copenhague/
http://www.tnova.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=1078
http://climatjustice.org/
http://www.copenhague-2009.com/

jeudi 12 novembre 2009

La Fédération de Paris a lancé le "Pari(s) des Idées"

“Égalité. Justice sociale. Émancipation. Fraternité. Progrès. Jamais les valeurs de gauche n’ont été aussi actuelles, jamais elles n’ont été plus nécessaires. Mais la gauche et les socialistes doivent aujourd’hui redoubler d’intelligence et de pugnacité pour les faire triompher dans un monde plus rapide, plus complexe et menacé par la course au profit et la dérégulation à tout crin.

Pour contribuer à ce combat pour nos valeurs, la Fédération de Paris du PS lance une série de grands débats citoyens, destinés à susciter et soutenir la réflexion sur les idées et le projet socialistes : ce sera le Pari(s) des Idées. Chaque mois, dans un quartier parisien différent, militants, sympathisants et citoyens pourront venir débattre pendant deux heures sur un grand sujet politique, économique ou social, introduit et éclairé par deux intervenants (intellectuels, politiques, acteurs sociaux). Deux heures de parole libre, où nous confronterons nos expériences, nos idées et nos convictions pour contribuer à la mise à jour et au renforcement de notre idéologie et de notre programme. Deux heures qui donneront lieu à des contributions collectives, écrites et vidéo, qui constitueront, séance après séance, des « cahiers de rénovation » pour notre famille politique.”

PROCHAINE ÉDITION
Pari(s) des Idées n°2
« Pouvoirs / Contre-pouvoirs »

Mardi 8 décembre 2009 de 20h à 22h
au Patronage laïque
72, avenue Félix Faure - 75015 Paris

Pour en savoir plus et être informé :
  • Une liste de diffusion permet aux personnes inscrites de recevoir les informations relatives aux débats ;
  • Un site Internet dédié se fait l’écho des actions initiées dans le cadre du Pari(s) des Idées ; c'est dans cet espace que les événements et les comptes-rendus des débats sont mis en ligne avec la captation sonore, des extraits vidéo de la soirée et des textes complémentaires ;
  • Un lien Facebook ;
  • Une lettre du Pari(s) des Idées : la première édition rend compte du débat tenu le 21 octobre 2009 à la Bellevilloise : « C’est quoi le progrès pour vous ? ».

dimanche 8 novembre 2009

Communiqué de la Commission fédérale égalité femmes/hommes


Prochaine réunion de la commission fédérale égalité femmes/hommes :

La lutte contre les violences faites aux femmes
lundi 9 novembre 2009 à 19 heures 30
à la Fédération (32 rue Alexandre Dumas – 75011 Paris)

Dans le cycle « Lutte contre les violences faites aux femmes » et dans la perspective du 25 novembre, Journée de lutte contre les violences faites aux femmes, Marie Moinard et Isabelle Alexandre seront les invitées de cette rencontre-débat.


«Égalité» n°14
La Lettre de la Commission fédérale égalité femmes/hommes
Cliquer sur les images pour les agrandir

vendredi 6 novembre 2009

2 ans et demi après, l'UMPCC...

6 mai 2007 - 6 novembre 2009. Voici la "France d'après" : endettée à un niveau record, sans boussole économique, sans politique industrielle, gangrénée par le chômage et le renforcement criant des inégalités sociales.

C'est aussi la France des incongruités les plus invraisemblables, apparement des faits "mineurs", en tout cas considérés comme tels par les media. Des faits que, même avec l'imagination la plus débordante, on avait du mal à anticiper ce funeste 6 mai, il y a deux ans et demi. Reprenons ce seul exemple : l'UMP a signé un accord d'échange avec le Parti communiste chinois (PCC) et... avait envisagé d'être représentée à "haut niveau" (càd Xavier Bertrand) au Congrès de Russie Unie, le parti poutinien.

Répétez la phrase deux fois, pincez-vous. Oui, c'est vrai. Ecoutez aussi, si vous n'y croyez toujours pas, cette déclaration saisissante de Nadine Morano. Surtout le moment où, tout en s'arrêtant dans sa comparaison, elle déclare tout de même "le PCC est tout de même le premier parti chinois, l'UMP est le premier parti de France"...



Si nous devions donc résumer ces deux années et demi de pouvoir, qui sont en réalité sept ans et demi de pouvoir sans partage de la droite, voici ce que le sarkozysme a en tout cas apporté comme différence.


Plus que jamais, le Parti socialiste doit être à la hauteur. Il s'agit d'une urgence économique et sociale mais aussi et surtout, éthique.

samedi 24 octobre 2009

Le Grand Pari(s) perdu

On se souvient du lancement en fanfare des projets du Grand Paris. On se souvient également des annonces tonitruantes sur la "reprise en mains par l'Etat", du mépris à l'égard des collectivités territoriales. On se souvient moins qu'un poste spécifique de secrétaire d'Etat a été créé pour s'occuper de cette tâche. On se souvient encore moins de Christian Blanc.

Jean Nouvel, partie prenante du Grand Paris, auteur de l'une des dix propositions architecturales, dénonce dans cette tribune publiée dans le Monde que nous reproduisons in extenso, la vision biaisée du projet promu par l'Elysée. Il demande notamment à ce que les contre-sens environnementaux du projet soient revus et le départ de Christian Blanc.

Nous profitons également de cette tribune pour inaugurer notre rubrique "Réginales 2010".

Le projet du Grand Paris est menacé de s'enliser dans la confusion, par Jean Nouvel
source : Le Monde.

Sept mois après le rendu des études stratégiques, six mois après les fermes prises de position
présidentielles, où en sommes-nous ? Nulle part. La confusion est totale. Pourquoi ? Nous allons
essayer de suivre les méandres de cette histoire.

La source
Quand Nicolas Sarkozy demande à dix équipes pluridisciplinaires, organisées autour d'urbanistes et d'architectes, de proposer une stratégie de développement du Grand Paris pour intégrer la nouvelle donne (post-Kyoto) : limiter l'émission de gaz à effet de serre et réorienter le schéma directeur de la région Ile-de-France, le président surprend et, en période de crise, il suscite un grand espoir.

1er méandre
Initialement, le projet pour le Grand Paris est apparu d'abord comme un projet de redéfinition de la gouvernance lié à la réforme des collectivités territoriales, objet du rapport Balladur : quelles représentations démocratiques (électives) sur quels territoires ? Quelles répartitions des pouvoirs entre l'Etat, la région et les collectivités locales. Pour les Français, le projet du Grand Paris est un projet de découpage électoral. Rapidement, Nicolas Sarkozy a tranché : le projet urbain d'abord, le projet de gouvernance suivra. Mais pour les Français l'information devient : le projet pour le Grand Paris est remis aux calendes grecques.

2e méandre, premier rocher
Le 6 mars, les équipes pluridisciplinaires remettent leurs conclusions et Christian Blanc, secrétaire d'Etat chargé du développement de la région capitale, les invite à dîner pour les informer... de son projet pour le Grand Paris. En fait, un projet de transport urbain en périphérie de la métropole. Les jours suivants, il en informe abondamment la presse et le projet du Grand Paris devient un grand huit souterrain de métros automatiques, établi avant même la prise de connaissance des dix propositions ayant occupé des centaines de spécialistes de tout poil pendant le temps d'une bonne gestation : neuf mois. Et, pour les Français, le projet du Grand Paris devient un projet de métro enterré, mais promis à un bel avenir.

3e méandre, en eau calme
Quand, après le rendu des propositions, le président de la République reçoit les représentants de ces équipes, il dit sa satisfaction et son impatience de voir se concrétiser les idées urbaines avancées, il réaffirme aussi sa volonté d'une action structurante à l'échelle du Grand Paris et, pour la mettre en réaffirme aussi sa volonté d'une action structurante à l'échelle du Grand Paris et, pour la mettre en oeuvre, témoigne sa confiance à Christian Blanc.

4e méandre, courbe en accélération
Le 29 avril, le président de la République prononce le discours à l'ouverture de l'exposition de la Cité de l'architecture. Il cite de nombreuses idées empruntées aux dix études présentées, les fait siennes et confirme sa confiance en Christian Blanc. Il lui demande d'intégrer dans son projet de loi sur les transports du Grand Paris les conclusions de certaines études issues des projets des urbanistes architectes... Nous sommes à la veille de grandes décisions urbaines, même les plus sceptiques se prennent à espérer.

5e méandre, embouteillage
Puis ouverture de l'exposition sur le Grand Paris. Succès populaire. Mais on comprend vite qu'il est impossible d'exposer et d'expliquer dix fois un sujet aussi complexe, chaque étude étant présentée dans un espace exigu de 20 m². La presse montre des images éparses de propositions contradictoires et résume chaque étude sur la transformation d'une métropole de 14 millions d'habitants en environ dix à quinze lignes. Les Français sont curieux, intéressés et essayent de comprendre... mais c'est impossible. Bref, une telle somme de travail est trop difficilement communicable. La plupart des journalistes eux-mêmes ne prennent pas le temps de comprendre... seuls certains élus parisiens et franciliens ont souhaité des présentations projet par projet.

Et, stupéfaction, je n'ai jamais entendu le secrétaire d'Etat chargé du développement de la région capitale commenter une seule proposition, ni même seulement demander à une des dix équipes d'expliquer ses projets... En revanche, il dit aux équipes qu'elles auront toutes du travail et évoque avec certaines de futures responsabilités sur de larges territoires, et se fait ainsi quelques alliés...

6e méandre, remous
Les responsables des équipes pluridisciplinaires suggèrent à Christian Blanc de regarder dare-dare leurs études pour (on ne sait jamais) intégrer quelques pensées pertinentes. Des conseillers élyséens, des élus parisiens et franciliens font de même. Le secrétaire d'Etat fait la sourde oreille au nom d'une urgence qui devient vite raison d'Etat. Tout le monde a compris que Nicolas Sarkozy souhaite aller le plus vite possible. Mais dans cette expression, il y a possible, pas uniquement le plus vite ! Toutes les équipes n'ont pas mis l'accent sur une proposition de transports métropolitains, mais toutes ont relevé l'importance de la corrélation entre stratégie d'évolution et carte des transports.

Certaines équipes ont approfondi un schéma de transports élaboré et argumenté de nature à
questionner les élus et les conseillers au plus haut niveau de l'Etat. Ces derniers, pour l'essentiel,
voulaient intégrer dans la proposition du secrétaire d'Etat de nombreux paramètres issus de ces
équipes. Ce qui a amené, à l'initiative de Claude Guéant, un schéma modificateur et complémentaire du grand huit de Christian Blanc, avec, en outre, la recommandation expresse d'avoir un métro aérien dès que la situation le permet. Cela n'empêche pas le secrétaire d'Etat de continuer à diffuser toujours son même schéma. Les Français ne perçoivent pas d'évolution dans le grand huit.

7e méandre, en eau trouble
En outre, parmi les multiples propositions indiquées dans le discours présidentiel qui énumère des propositions issues des dix études, l'une d'elles éclipse les autres : la liaison Paris-Le Havre. Même si l'analyse du texte montre que l'on parle surtout du Havre port de Paris et d'une liaison rapide par TGV Le Havre-Paris, ce que la presse retient c'est l'axe de développement urbain et territorial Paris- Le Havre. Le Havre est cher à mon coeur et occupe mon esprit par d'importants projets, renforcer la notion de port avancé de Paris est pertinente, la liaison rapide souhaitable, mais urbaniser la vallée de la Seine entre les deux villes est à la fois une idée comique - Ferdinand Lop parlait de prolonger le boulevard Saint-Michel jusqu'à la mer - et une idée tragique : pour limiter l'émission des gaz à effet de serre, la métropole ne doit plus s'étendre, les transports doivent se concentrer, la densité doit être renforcée sur les gares d'interconnexions. Seules de nouvelles unités de productions industrielles ont une raison stratégique d'être le long des voies fluviales. Un projet post-Kyoto ne peut être qu'une stratégie de modification de territoires déjà urbanisés. Etendre la ville est aujourd'hui criminel pour notre descendance. Pourtant, les Français ont compris que le projet du Grand Paris était d'étendre Paris jusqu'au Havre !

8e méandre, rapides avant les chutes
Puis nous avons appris qu'une loi dite du Grand Paris était en préparation pour permettre la
réalisation du grand huit des métros souterrains. Une loi étrangère aux propositions urbaines liées à la consultation du Grand Paris. (L'architecte) Christian de Portzamparc demande alors avec pertinence que l'intitulé de la loi stipule qu'elle porte sur les transports du Grand Paris...
Les Français n'ont aucun moyen de savoir que le Grand Paris de Christian Blanc, et son projet de loi, n'a rien à voir avec le Grand Paris exposé à la Cité de l'architecture par les dix équipes
internationales pluridisciplinaires.

Un premier projet de loi a circulé cet été sur l'urbanisation du Grand Paris. Ses nouvelles
constructions sont implantées dans des cercles de trois kilomètres de diamètre, quarante gares sont le centre de quarante cercles. Quatre fois la surface de Paris aujourd'hui ! Ceux qui l'ont lu ont été effarés par un tel manque de discernement qu'ils soient élus ou professionnels de l'aménagement urbain. Une société du Grand Paris finance le grand huit, notamment en préemptant le foncier à l'intérieur des cercles. Le projet de loi amendé (les cercles ont disparu, les zones concernées sont flexibles, les collectivités locales sont représentées minoritairement au conseil d'administration) a été accepté en conseil des ministres et sera présenté à l'Assemblée nationale à la fin de l'automne.

C'est un projet de loi conflictuel qui ne donne aucune garantie d'utilité publique s'il n'est pas relié à une stratégie urbaine précisée et située. Oui, l'Etat a pour rôle d'initier, de proposer un mode de financement, et quand c'est nécessaire de décider de l'intérêt général face à des intérêts locaux. Cette loi est indispensable, mais elle ne peut être ni une carte blanche sur le mode d'urbanisation ni une incitation à l'extension urbaine. Le Grand Paris n'est pas un champ de bataille. Il ne pourra s'épanouir que dans la compréhension et la hiérarchisation d'objectifs sociaux, humanistes et optimistes. Le consensus sur ces objectifs est le principal paramètre nécessaire pour en accélérer la optimistes. Le consensus sur ces objectifs est le principal paramètre nécessaire pour en accélérer la réalisation.

Nous en sommes là... Avec en plus la perspective des élections régionales pour crisper un peu plus les choses... Mais ne vous méprenez pas, je ne suis pas un démolisseur, mais un constructeur
persévérant : j'oeuvre pour que le projet du Grand Paris, le vrai, le structurant, l'ambitieux, le
durable, l'humaniste, pour lequel Nicolas Sarkozy a invité tant d'experts à réfléchir et à proposer, voit le jour et se mette en place au plus vite. La matière permettant les choix stratégiques est là. Elle n'est pas extraite. Et, Christian Blanc souhaitait-il vraiment l'extraire quand il a proposé de repartir de zéro et de faire un projet commun à dix équipes avant toutes discussions sur le contenu ! Piège grossier désamorcé in extremis.

Il faut créer d'urgence un atelier du Grand Paris où l'Etat, la région, la Ville de Paris et les collectivités locales désigneront des représentants qui, informés par les équipes auteurs des propositions et par les ateliers d'urbanisme de la ville de Paris et de la région, identifieront les propositions à retenir en vérifiant leur comptabilité et leur faisabilité. Car, vous l'avez compris, logiquement, les propositions formulées et étudiées séparément sont contradictoires et tout aussi
logiquement, en démocratie, les experts proposent et les politiques disposent.

Ce n'est évidemment pas par hasard si Christian Blanc a proposé que l'Atelier du Grand Paris soit une association réduite aux seules équipes pour qu'elles travaillent ensemble... J'avais trouvé le nom : l'Atelier de Sisyphe. Le Grand Paris pourrait commencer demain matin dans des centaines de communes simultanément, puisque c'est, avant tout, la modification d'une situation existante où il faut :
- planter des arbres pour créer de la biomasse,
- isoler et requalifier les bâtiments énergivores en agrandissant les logements et en améliorant leurs équipements et leur esthétique,
- aménager les lisières, limites de la ville et de la nature,
- accélérer la modification urbaine,
- favoriser la mixité et les reconversions ainsi que l'implantation des commerces de proximité,
- reconquérir les délaissés urbains et arrêter de démolir dans les quartiers sensibles, les ouvrir et surtout les équiper...

Et, surtout, surtout arrêter d'étendre la ville par simples juxtapositions périphériques. Les élus de Paris Métropole proposent de travailler dès aujourd'hui avec l'Atelier du Grand Paris ; ces
mesures et d'autres pourraient donc être intégrées rapidement dans des centaines de communes. Le plus difficile sera de décider où construire les 70 000 logements annuels pour créer des centralités autour du Paris historique à l'échelle de la métropole. Il est facilement compréhensible qu'entre une stratégie comme celle du groupe Descartes (Yves Lion, François Leclerc...) avec 20 centralités de 500 000 habitants, ou une autre comme celle de Richard Rogers qui propose un polycentrisme compact, ou celle de Cantal-Duthilleul-Nouvel qui propose seulement cinq centralités... Le tracé du système de transports et l'implantation des gares risquent d'être légèrement différents ! Il faut choisir, trancher.

Après ce choix, un secrétaire d'Etat, ami des ingénieurs, urbanistes, architectes, artistes, intellectuels... à l'écoute de tous, humaniste curieux et ambitieux pour l'ensemble des habitants du Grand Paris, pourrait vite proposer un tracé de transports précis et pertinent sur des bases déjà consensuelles et il serait alors immédiatement possible de formaliser les nouveaux documents d'urbanisme à l'échelle de la métropole.

Les représentants des dix équipes pluridisciplinaires ont signé, le 28 juillet, une lettre adressée au président de la République pour demander la création de l'Atelier du Grand Paris, conforme à cette stratégie afin de réaliser son ambition qui est logiquement partagée par ceux qui veulent que le début du XXIe siècle soit plus juste et plus généreux.

Jean Nouvel est architecte.

jeudi 24 septembre 2009

Votation citoyenne sur la privatisation de la Poste


Le samedi 3 octobre, chaque citoyen pourra participer à la Votation citoyenne sur la privatisation de la Poste en donnant son avis sur le changement de statut de l’entreprise.

Le Parti socialiste a rejoint le collectif national pour lutter contre la privatisation de la Poste et participe donc à l'organisation de cette votation.


Un site www.appelpourlaposte.fr donne toutes les informations nécessaires sur les implications de ce changement de statut de la Poste.
Tu trouveras également un site dédié mis en place par le Parti socialiste : laposte.parti-socialiste.fr.

Appel à la mobilisation de Razzy Hammadi :



Dans le 7ème arrondissement,
nous tiendrons
4 bureaux de vote :
  • 10h-13h : Devant la Poste de la rue Cler
  • 10h-13h : Marché Saxe/Breteuil, côté Place de Breteuil
  • 14h-17h : Rue Cler, à l'angle avec la rue du Champ de Mars
  • 14h-17h : Bon Marché, à la sortie du métro Sèvres-Babylone
Ces emplacements pour la votation citoyenne seront indiqués sur les sites.

mardi 8 septembre 2009

La crise en pleine lucarne!

C'était hier soir, au cours de l'une des rares émissions politiques du paysage audiovisuel français (Mots croisés). Un premier débat sur le "big bang" de la gauche. Un deuxième sur la grippe A et l'intéressante "pandémie de l'indécence" évoquée par le Professeur Marc Gentilini. En réalité, c'est au cours du troisième débat, consacré à la crise et aux plans dits "sociaux" que le big-bang a eu lieu et que l'indécence a réellement été atteinte.

Big-bang, parce que la vigoureuse intervention de Xavier Mathieu, délégué CGT de Continental (les "Conti") témoignait de l'ampleur des difficultés rencontrées par les salariés, après les plans de licenciement à répétition, en particulier dans l'industrie. Elle témoignait également et surtout du mépris et de la violence exercés par une classe dominante (patrons lointains) et un Etat impotent. Ayant en tout état de cause fait le choix de l'être.



Indécence, parce que le multi-récidiviste en la matière Frédéric Lefebvre n'a pas hésité à mettre sur le même pied le comportement honteux des patrons de Continental (qui ont même refusé les solutions de reprise du site) à un acte, condamnable mais tellement compréhensible quand les détails de l'histoire sont connus : la mise à sac de la sous-préfecture de Compiègne.

Rappelons simplement que pour ces faits, qui n'ont occasionné que des bris matériels (les dégâts sont évalués à 60 000 €), Xavier Mathieu et six autres coaccusés ont été condamnés à 5 mois avec sursis. De l'autre côté, le délégué CGT rappelait simplement le coût de la fermeture du site pour la collectivité : plus de 500 M€, si l'on cumule allocations chômages, contrats de transition professionnelle, préretraites etc.

Un passage de l'émission, trop peu soulevé par les journalistes, est saisissant. Alors que Lefebvre explique que la "violence n'a pas payé", Xavier Mathieu, qui regrette encore une fois le saccage de la sous-préfecturen, démontre - malheureusement - le contraire. Et l'ensemble de ce récit, ceci est facilement vérifiable, n'a absolument pas été remis en cause par Lefebvre sur le plateau.

En résumé, Xavier Mathieu rappelle que la scène devant la sous-préfecture se passe alors que la confirmation de la fermeture du site vient de leur être annoncée. Encore une fois, on le rappelle tellement c'est incroyable à envisager : Continental a refusé les offres de reprise!

Vous pouvez visionner ce passage sur le site de France 2, à partir de 01h53.

Etape 1 : Xavier Mathieu décide de contacter le médiateur suivant ce dossier pour le cabinet de Luc Chatel, alors secrétaire d'Etat chargé de l'Industrie. Une demande de réunion tripartite (associant Etat, la maison-mère allemande de Continental et les représentants des salariés) est formulée. Refus catégorique du médiateur.

Etape 2 : les salariés, très en colère, la demande de tripartite étant très ancienne, décident, sans préméditation, d'investir la sous-préfecture et sous le coup de la colère, la saccage. Encore une fois, rien ne justifie, en Etat de droit, ce type d'agissements.

Etape 3 : 2 heures après ce fameux saccage, que les Ministres vont s'empresser de condamner urbi et orbi, le médiateur rappelle et propose de tenir une tripartite dans les meilleurs délais.

Dans cette affaire, comme dans celle de Nortel et les bonbonnes de gaz, il va de soi que seule la mobilisation de la violence a tritestement conduit les pouvoirs publics à faire évoluer leur position. Seule la menace d'une situation quasi-insurrectionelle aura permis aux salariés de se faire entendre.

Le dialogue social dans notre pays est plus inexistant que jamais. Une distanciation est d'ailleurs à l'oeuvre dans ce conflit précis entre la centrale nationale et sa représentation locale (Xavier Mathieu ayant eu des mots très durs à l'endroit de Bernard Thibault). Ce n'est absolument pas une bonne nouvelle. Le gouvernement ferait bien de s'en préoccuper très rapidement, plutôt que de pérorer, telle Mme la Marquise Lagarde, que la "crise est derrière nous".

Cette émission d'hier soir, salutaire, témoignait bien au contraire du fait que la crise est malheureusement notre horizon. Une crise qui n'est pas seulement financière ni économique. Une crise de sens, une société telle un champ de ruines à rebâtir. L'une des premières tâches à laquelle les socialistes, avec l'ensemble de leurs partenaires progressistes, doivent s'atteler urgemment.

J.

dimanche 6 septembre 2009

Après les supermarchés, les usines Potemkine!

Evidemment, aucun journaliste français (corrigez la mention inutile) ne l'a remarqué. Une fois de plus, il faut compter sur nos amis d'outre-Liévain, en l'occurence la RTBF, pour évoquer les faits.



Nicolas Sarkozy, afin de tenter de faire croire à l'existence d'une politique industrielle française, se rend dans l'Orne, afin d'y visiter une usine de l'un des grands groupes français de sous-traitance automobile, en l'occurence Faurecia. Passons sur le symbole, alors que cette filière est parmi les plus sinistrées suite à la crise économique.

Pour éviter toute légitime interpellation par un salarié, qui démontrerait sans doute, une fois de plus, le peu de self-control du "chef de l'Etat", tout a été savamment organisé. Sarkozy doit prononcer un discours, devant des salariés qui (ce serait tellement bien) opineraient du chef. Même en location, les services de l'Elysée n'en ont visiblement pas trouvé. Ils ont alors préféré recruter un certain nombre de figurants, qui ne sont même pas des salariés de l'usine en question, en fonction de leur taille (sic), afin qu'"aucune tête ne dépasse", sous-entendu par rapport à Sarkozy.

Il n'est pas question ici de débattre du minimum de sécurité tout à fait légitime auquel peut prétendre un Président de la République. Il s'agit de dénoncer ces mascarades communicationnelles de plus en plsu répétées, que le pouvoir n'hésite pas à multiplier sans vergogne (après la pathétique affaire Chatel). Ils hésitent d'autant moins qu'aucun journaliste français ne semble regarder ses confrères belges. Plus de 24 heures après la première diffusion, quelques sites d'information seulement reprennent l'info.

Rappelons simplement que, pendant 3 jours, plusieurs JT de 20h n'ont pas hésité à ergoter sur le fait de savoir si "Ambassadrice" ou "représentante mondiale" voulait dire la même chose...

Comme l'a d'ailleurs indiqué Martine Aubry dans son discours de clôture de la Rochelle, il va de soi que la question du "quatrième pouvoir" et des empires médiatico-industriels qui se sont constitués en France, sous le règne de Sarkozy, demeure plus que jamais posée.

J.

samedi 13 juin 2009

Déception... mais détermination!

La section du 7ème arrondissement a été très active tout au cours de cette campagne. Nous tenons à remercier tous les militants, adhérents et sympathisants y ayant participé.

Cette campagne, que nous avons menée d'arrache-pieds pendant plus de deux mois (alors que nous avons croisé l'UMP une fois deux semaines avant le scrutin!) nous a permis d'échanger avec les citoyens du 7ème, de montrer que nous restons déterminés, unis et combatifs!

Abattus certes, nous ne sommes néanmoins pas résignés. Plus que jamais, deux tâches nous attendent :

- dans le 7ème, défendre des valeurs progressistes, de justice, d'égalité, de diversité, quand l'action de la Maire actuelle et de ses équipes perpétue les erreurs du passé croyant faire du 7ème une "forteresse" illusoire. Autour de Laurence Girard, seule conseillère d'arrondissement d'opposition, nous continuerons ce combat au service de nos concitoyens;

- au niveau de notre Parti, être les fers de lance de la rénovation. S'opposer et être audacieux, aussi bien sur les valeurs que sur les propositions sera notre principale mission des prochains mois. Nous pensons que les sections peuvent être les instruments de cette métamorphose dont notre Parti a profondément besoin.

Rejoignez-nous!

Les socialistes du 7ème arrondissement de Paris

jeudi 4 juin 2009

Les 100 premiers jours d'une nouvelle majorité de gauche au Parlement européen : un nouveau cap pour l'Europe, si vous le voulez!

Le Parti socialiste est le seul à s'être mis d'accord avec ses 26 autres partis frères pour mettre en oeuvre un programme commun. A Barcelone puis à Toulouse, ces propositions ont été renforcées. C'est ainsi que les socialistes européens ont mis en avant les sept principales mesures qui marqueront les 100 premiers jours de la prochaine majorité de gauche au Parlement européen que vous allez porté le 7 juin prochain.

"Nous demandons qu'au cours des cent premiers jours suivant les élections européennes, les sept mesures suivantes soient lancées afin de lutter contre la récession et le chômage de masse et afin de préserver la sécurité sociale:

1. Un nouveau plan de relance renforcé pour l'Europe, avec des investissements coordonnés dans l'emploi et une croissance verte. Le PSE a déjà proposé son propre plan de relance européen, qui pourrait nous éviter un chômage de masse et donner à l'Europe un nouveau sens.

2. Un pacte européen pour l'emploi afin de préserver les postes de travail, créer des emplois nouveaux et meilleurs, lutter contre le chômage de masse et renforcer les droits des travailleurs, les conditions de travail et l'égalité de salaires. L'Europe n'est pas une société de marché, mais bien une économie sociale de marché. Les droits sociaux fondamentaux doivent être garantis. Ces droits, notamment le droit à une libre négociation collective et les droits syndicaux, doivent primer sur le marché unique et les libertés économiques. La liberté de mouvement des travailleurs, y compris leur détachement, doit se fonder sur le principe suivant: à travail égal, salaire et de conditions de travail égaux dans une même entreprise.

3. Une nouvelle charte des droits des femmes afin d'améliorer les droits et les opportunités pour les femmes.

4. Un pacte pour le progrès social afin de faire face pleinement aux conséquences sociales de la crise, d'empêcher une augmentation de la pauvreté, de l'inégalité et de l'exclusion.

5. Une réglementation et une supervision effective et efficace des marchés financiers couvrant tous les acteurs et les instruments financiers, y compris les fonds spéculatifs et de capital d'investissement. Le PSE a formulé des propositions claires sur ce qu'il convient de faire afin d'éviter de nouvelles bulles financières aux effets dévastateurs à l'avenir.

6. Une nouvelle solidarité mutuelle entre tous les Etats membres, à l'est et à l'ouest, au nord et au sud, garantissant une feuille de route commune pour sortir de la crise.

7. Une feuille de route commune doit être mise au point au plus vite afin d'aboutir à un nouvel accord mondial au sein du G20 avant la fin 2009. Il s'agit de lancer une action coordonnée pour créer de nouveaux emplois dans le monde, de réguler au niveau mondial les marchés financiers, d'arriver à un accord mondial sur le climat et sur l'aide à octroyer aux pays en développement".

mercredi 3 juin 2009

L'Europe sociale, une nécessité, que seule une majorité socialiste permettra de réaliser!

Les agissements de la Commission Barroso l'ont démontré jusqu'à l'absurde, l'affirmation de l'Europe comme modèle de civilisation fondé sur un équilibre entre l'économique et le social était un objectif plus que lointain, voire combattu. Seule une majorité pleinement socialiste permettra de faire évoluer les choses.

1.Le Social, pas le temps...

Le PPE clame tout haut dans son manifeste, dans sa déclaration 7 ("Pour nous, le projet européen a toujours eu une dimension sociale"), l’inverse de ce qu’il a toujours fait depuis 5 ans.

Bel exemple, par Sarkozy lui-même. Durant la session plénière de juillet 2008, le président du Parti socialiste européen PN Rasmussen et le chef de file des socialistes au Parlement européen, Martin Schulz ont tous les deux interpellé le Président français N. Sarkozy. Ils lui ont demandé d’utiliser sa présidence du Conseil européen pour éteindre "la bombe à retardement" des injustices sociales, qui sont le fruit d’une répartition inégale des profits et d’une distribution tout aussi injuste des richesses. Qu’à répondu notre cher président français, Sarkozy : "ce n’est pas notre priorité première" (PE session plénière 10 juillet 2008).

Le PPE fait-il mieux ? non. Le Président conservateur de la Commission J.M. Barroso a clairement révélé les priorités sociales de la droite quand il a déclaré devant le Parlement européen qu’il se concentrerait sur l’économie plutôt que sur l’agenda social ou l’environnement durant son mandat : "permettez-moi de vous dire, c’est comme si j’avais trois enfants - l’économie, notre agenda social, et l’environnement. Comme tout père moderne - si un de mes enfants est malade, je suis prêt à tout laisser tomber pour me consacrer à son rétablissement. C’est une attitude normale et responsable. Mais cela ne veut pas dire que j’en aime moins les autres !"


2. Le droit sociaux ? Passéiste....

En parler, c’est bien, l’appliquer, c’est mieux. Certes, dans sa déclaration 8, le PPE-UMP proclame : "en conservant les avantages du Traité de Lisbonne et de la Charte des droits fondamentaux, nous renforçons l’importance des droits des travailleurs et du rôle joué par tous les différents syndicats agissant à travers l’Europe ...."

Au contraire, nous nous souvenons de "la directive services" ou "directive Bolkestein" : le PPE soutenait l’ouverture du marché des services pour les entreprises appliquant uniquement la législation et les conventions collectives sur les salaires du pays d’origine. C’est l’application du fameux principe du pays d’origine. Ce qui aurait eu pour conséquence directe de provoquer l’installation de ces compagnies dans les Etats pratiquant les plus bas salaires et les standards sociaux les moins élevés créant ainsi un "dumping social".

Les socialistes européens, avec l’appui d’autres organisations, des syndicats et représentants de la société civile, se sont opposés avec succès à cette tentative en n’obtenant une majorité en faveur de l’application de la législation du pays où l’entreprise opère.


3. Le temps de travail, illimitée ?

Encore, les droits des travailleurs, au nom de la "modernité", sont faits, pour le PPE comme pour l’UMP, à être "dépassés" : C’est à l’occasion d’un rapport rédigé par un eurodéputé polonais du PPE Jacek Protasiewicz, que le débat sur le temps de travail a été attaqué. Le 10 juillet 2006, ce dernier voulait, devant le Parlement européen, "une plus grande flexibilité" sur les marchés de l’emploi. Il a proposé : "des clauses donnant une évaluation positive de l’influence des formes de travail atypiques sur la création d’emplois dans l’UE". Cet eurodéputé s’est ainsi fait le chantre du développement d’emplois précaires, sous-rémunérés pour lesquels les travailleurs n’ont que des droits limités !


4. de nouveaux droits pour les travailleurs, inutile ! .

Ne serait-ce que tout récemment, le PPE s’opposait au PSE dans ses efforts visant à renforcer les droits des travailleurs et des syndicats dans l’Union européenne. Ainsi, plusieurs arrêts récents de la Cour européenne de justice (affaires Viking, Laval, Rüffert, Luxembourg) remettent en cause les conventions collectives et les droits des travailleurs. Le parti socialiste européen a réclamé une révision de la législation européenne afin de garantir un salaire égal à travail égal et le respect des accords issus des conventions collectives par secteur. Un rapport du Parlement européen rédigé par le socialiste Jan Andersson et soutenu fortement par tous les syndicats reprend cette proposition mais la Commission Barroso, à majorité de droite, a refusé d’y répondre en proposant une nouvelle directive sur les travailleurs détachés.

5. La santé, seulement un "impératif économique" ? .

Le PPE a, en effet, estimé que les soins de santé devraient être libéralisés dans l’UE. L’ALDE (MODEM), également, dans son texte de proposition pour cette mandature à venir. Pour le PPE, la visée est bien un renforcement de la privatisation de ce service public fondamental. En vérité, le PPE souhaite une législation européenne sur les soins de santé transfrontaliers qui bénéficierait uniquement aux individus les plus fortunés pouvant se permettre de voyager pour se faire soigner plutôt qu’aux patients ordinaires contrairement à ce qu’il affirme. Le PSE a cherché à améliorer ce projet de loi européenne. Tous les patients doivent pouvoir se faire soigner dans un autre Etat membre avec l’accord de leur caisse d’assurance maladie et si le traitement n’est pas disponible dans leur pays d’origine. Dans leur Manifesto, les socialistes européens se prononcent en faveur d’un cadre européen qui engage les Etats-membres à garantir la qualité, l’accessibilité et l’universalité des services publics de santé, ce à quoi s’oppose le PPE.

Source : blog 27 roses

L'Europe et le social se marrient bien... la preuve en image, grâce à nos excellents camarades de Sciences Po :



vendredi 29 mai 2009

Les principaux axes du projet socialiste pour changer d'Europe!

Face à la crise, pour une Europe sociale, les socialistes européens réunis autour de leur programme commun (le Manifesto) proposent:
  • Un pacte européen de progrès social qui garantira un SMIC dans tous les Etats-membres, ainsi que des revenus décents aux retraités, aux chômeurs et aux bénéficiaires des minimas sociaux.

  • Une directive pour défendre et promouvoir les services publics en Europe et une clause de sauvegarde sociale qui protégera les acquis sociaux dans chaque Etat.

  • L’ harmonisation fiscale entre tous les Etats membres pour éviter les délocalisations à l’intérieur de l’Europe.

  • La création de 10 millions de nouveaux emplois grâce à une stratégie européenne pour une croissance écologique. Cette stratégie européenne passe par un vrai plan de relance coordonné en faveur de la consommation et de l’investissement. Financé par un emprunt européen de 100 M€, il lancera la réalisation de grands travaux :
    - développement d’un système de transport plus économique et écologique;
    - travaux d’efficacité énergétique dans les logements;
    - augmentation des investissements de recherche-développement.

  • Le contrôle des marchés financiers et l’interdiction des paradis fiscaux.

  • Une politique commerciale de juste échange, fondée sur le respect des normes sociales et environnementales et le soutien à l’ industrie européenne.

lundi 25 mai 2009

7 bonnes raisons de voter le 7 juin!

1 - Le Parlement européen est la seule institution communautaire élue au suffrage universel direct pour 5 ans.

En votant aux élections européennes, le citoyen européen choisit directement
les représentants qui incarnent ses préférences idéologiques et partisanes.

2 - Le Parlement européen : la seule institution qui a vu ses pouvoirs augmenter au fil des traités.

Voter a un réel impact : la hausse continue des pouvoirs législatif et budgétaire du Parlement européen confère aux électeurs un poids et une influence politique qui sont réelles, et l’application prochaine du Traité de Lisbonne fera de la co-décision (du Parlement Européen avec le Conseil) la procédure normale. Il aura ainsi son mot à dire sur un grand nombre de sujets qui échappent aujourd'hui'hui à sa vigilance.

3 - Le Parlement européen : un impact concret sur la vie quotidienne de chaque Européen.

Élu tous les cinq ans, le Parlement européen vote et façonne la législation européenne
qui est ensuite transposée dans la législation nationale des Etatsmembres.

4 - Les eurodéputés : votre voix en Europe !

Voter est un choix partisan. Les électeurs européens peuvent influencer la composition politique du Parlement européen et donc l’orientation et le contenu des politiques européennes.


5 - L’abstention : un avantage pour les extrêmes

Une forte abstention favorise mécaniquement une sur-représentation des partis protestataires (NPA, FN, etc.) au sein du Parlement européen, d’autant plus forte avec le scrutin proportionnel ; de plus, cette sur-représentation est improductive dès lors que les élus de ces partis protestataires, dont l’ambition n’est pas d’exercer les responsabilités, siégeront dans des groupes

dont le poids politique est très limité.

6 - L’importance du vote utile

Si vous souhaitez exprimer votre opposition aux politiques de la droite en France et en Europe, votre vote peut utilement renforcer, au sein de groupes influents au Parlement européen, le poids des partis de gouvernement qui sont dans l’opposition : c’est ce qui s’est passé en 2004, et qui a permis au Parti socialiste d’envoyer 31 élus à Strasbourg et de disposer ainsi de la plus importante délégation nationale au sein du groupe PSE (Parti Socialiste Européen).


7 - Changer l’Europe, maintenant !

Pour la première fois, les Partis Socialistes européens se présentent devant les électeurs européens avec des propositions communes rassemblées dans le Manifesto. Le 7 juin, vous pouvez leur donner une majorité, et changer l’Europe, maintenant!

mercredi 20 mai 2009

Anti-intox : pourquoi les autres listes de gauche feraient mieux de vérifier leurs sources...

Depuis plusieurs jours, les autres listes se situant volontairement aux extrêmes répètent un fameux chiffre qui attesterait d'une "cogestion" des conservateurs avec les socialistes au niveau européen. Cet article, issu de l'excellent blog www.27roses.eu, rappelle la genèse de ce chiffre, instrumentalisé par l'extrême-droite et repris tel quel par l'extrême "gauche".

Mélenchon a quitté le PS, soit. Qu’il écume, avec Besancenot désormais, ses discours d’argumentaires d’extrême droite nationaliste, non merci. Traine désormais sur le Net, le fait que 97% des votes du PSE au parlement serait les mêmes que ceux du PPE. Non seulement c’est une ineptie, mais elle témoigne d’un populisme europhobique, voire nationaliste, en ligne "droite" - j’ai envie de dire - d’une vraie force à Bruxelles et Strasbourg, l’alliance objective des nationalistes de droite et de gauche. Phénomène très inquiétant, qu’on se le dise.

Les faits des 97%, une trucherie

Savez-vous d’où sort ce chiffre de 97 % ? De l’Observatoire de l’Europe, une officine prête-nom pour le sémillant Philippe de Villiers. Philippe de Villiers qui critique tant "Bruxelles" mais empoche les 7000 € d’indemnités de parlementaire. Et qui bat le record d’absentéisme au parlement pour lequel il est payé.

Les intentions sont claires, Philippe de Villiers le dit explicitement : ramasser toutes les voix des "déçus" de l’Europe, et de fédérer celles qui veulent revenir à notre Mère-Patrie, notre Cher Franc Français...

L’exploitation de ce chiffre de 97 % est scandaleuse.

Il faut d’abord rappeler que cette statistique ne prend en compte que les voix uninominales, et non les voix à mains levées, qui sont la règle dans l’enceinte du Parlement Européen.

Mais la polémique témoigne surtout de la méconnaissance totale, sur laquelle surfent allègrement nos amis d’extrême droite - c’est l’habitude - et d’extrême gauche - usuel également, mais à ce point là, inédit.

27 roses tente, tout au long de cette campagne, de sensibiliser sur les combats politiques européens - "Les combats du PSE"

Visiblement, l’absence de médiatisation, l’absence de culture politique européenne des partis d’extrême gauche est un vrai sujet. Certes, ces derniers n’ont pas beaucoup de chance de se retrouver dans leurs groupes européens : l’extrême gauche n’a pas de députés, et les anciens communistes ne sont pas leur tasse de thé. C’est un peu faire l’Internationale sans les internationaux...

La réalité est que la vie au parlement européen est affaire de "compromis", au sens noble et proprement politique du terme. Dans la culture saxonne, la politique est un rapport de force selon les poids de chaque groupe politique, pour que, au final, un texte assez discuté en amont soit, ou non, voté par l’assemblée.

Comment comprendre, sinon, par exemple sur la fameuse loi Bolkestein, que la gauche et la droite aient relativement voté conjointement le même deuxième texte : il a été réécrit par Evelyne Gebhardt, du PSE.

Lorsque la gauche roule pour le fleuron du capitalisme national

Bien étrange, d’entendre à satiété Mélenchon et Besancenot nous reparler des 97%. Les connaisseurs de l’Europe n’y comprennent pas grand chose : comment de "purs gauchistes", voire des gauchistes "purs", peuvent ainsi se faire "avoir" par l’idéologie de Libertas. Lequel, est cornaqué par Declan Ganley [voir ici sa bio sous Wikipédia] grande fortune, très heureux de faire le jeu de l’atlantisme avec sa fortune personnelle, et qui a joué un très grand rôle dans le "non" Irlandais" de l’année dernière.

D’une seule chose nous pouvons être sûrs : lorsque l’extrême gauche n’a plus rien à dire, autre que l’idéologie et la démagogie de l’extrême droite, c’est qu’elle n’a plus vraiment de chose à dire.

Pour comprendre le Parlement, il faut le connaitre, connaître sa vie politique. Ce n’est pas un crime de dire que nos médias actuels, des plus sérieux aux plus légers, sont totalement en déçà de l’information qu’on attend sur la vie politique européenne. Nous ne pouvons que promouvoir, nous, les sites d’éducation politique.

Prenons un domaine de grand clivage : l’économie. Quels ont été les votes ? La source est des plus sérieuses, http://www.votewatch.eu/, d’avis général, le plus fiable sur la question.

Regardons les clivages :

Il est tout à fait normal que le PSE fasse davantage de compromis que les anciens communistes : c’est un parti de gouvernement, qui propose. Pour autant, ces derniers sont également majoritairement (plus de la moitié) dans une posture de compromis.

Impossible d’en dire de même pour le MODEM (ALDE), qui vote de manière quasi militaire tous les sujets promus et menés par la droite Européenne.

Alors, camarades de gauche "purs", vous verrez, si un jour vous étiez massivement au parlement, combien il est difficile de faire des unions entre partis frères européens. Ensuite, assumer ses intentions. Mais, de grâce, au grand jamais ne bercez dans le "nationalisme". Vous savez, sans mauvais jeu de mot, que le nationalisme ne va pas bien du tout à gauche. L’eurosepticisme est une forme de nationalisme lorsqu’elle ne débouche pas sur un projet unitaire de tous les pays européens.

C’est un long débat, que nous avons depuis une certaine victoire en 2005, veuillons ne pas nous la rejouer.

Source : http://www.27roses.eu/Lorsque-l-extreme-gauche-s-allie

mardi 19 mai 2009

Les socialistes européens, déjà utiles à Strasbourg, le seront encore davantage s'ils obtiennent la majorité demain!

A la différence de tous les autres votes de gauche, le vote socialiste s'appuie tout d'abord sur un programme défini élaboré avec les 33 autres partis socialistes, sociaux-démocrates, progressistes et travaillistes européens. Les députés socialistes ne veulent pas se contenter de protester, parce qu'ils agissent déjà! C'est ainsi qu'au cours de la dernière mandature (2004-2009), malgré la domination des conservateurs du PPE au niveau du Conseil, de la Commission comme du Parlement, les socialistes européens ont déjà montré à plusieurs reprises leur efficacité à défendre les citoyens contre les pires dérives libérales de la droite.

Ce que les socialistes ont fait au Parlement européen
entre 2004 et 2009 :


- Un projet de directive-cadre pour protéger les services publics.

Les députés du groupe PSE ont élaboré une proposition de directive-cadre consacrant la spécificité des services d'intérêt économique général (SIEG), vocable désignant les services publics. Il s’agit du 1er projet de directive élaboré par un groupe politique du PE. Ce texte protégeait ainsi les services publics d’une application aveugle et dogmatique
du droit de la concurrence. Évidemment, les députés du groupe PPE, dont ses membres appartenant à l’UMP, n’ont pas soutenu ce projet qui n’a pas été inscrit à l’ordre du jour par la Commission Barroso.

- Une mobilisation sans relâche pour une Europe sociale.

Encadrement strict du temps de travail, protection des salariés en cas de restructuration, démocratie dans l’entreprise : les socialistes européens se sont mobilisés pour des avancées qu’ils ont parfois obtenu, malgré l’opposition de la droite. Le groupe PSE a également proposé une réécriture de la fameuse directive Bolkestein afin d'écarter le principe du «pays d’origine»qui permettait aux entreprises effectuant une prestation dans un autre Etat-membre d’y appliquer le droit du travail de leur pays d'origine. Le texte finalement adopté restait peu satisfaisant mais comportait de nombreuses inflexions par rapport à sa version initiale.

- Un combat pour une politique d’immigration plus humaine.

Fidèle à notre héritage humaniste, le PSE a proposé de nombreux amendements à la directive «retours» qui privilégiait une approche excessivement répressive et laissait une trop grande marge d’interprétation aux Etats, au détriment des droits fondamentaux. Ces propositions
ont toutes été écartées par le PPE qui a cédé à toutes les demandes sécuritaires de certains des Etats-membres.

- Innovation : les «brevets logiciels» écartés.

Les socialistes européens ont été à la tête du combat contre la brevetabilité des logiciels qui présentait un grave danger pour la diffusion du savoir humain et de l'innovation. Grâce à l’action déterminée du PSE, le projet de directive a été repoussé.

Cette confrontation projet contre projet, la droite le craint. Ses avancées, ses protections notables que les socialistes européens ont déjà apporté aux citoyens par leur action, les partis protestataires refusent de les voir. A nous de les porter à leur connaissance.



dimanche 17 mai 2009

Le Modem et l'Europe : what phone number?

Nous entamons sur ce blog une série quotidienne permettant de cibler les enjeux des prochaines élections européennes. Commençons par la question du vote Modem. On remarque actuellement que son héraut, fort de la sortie de son livre, concentre son tir sur Sarkozy et oublie la dimension européenne de cette élection. Aucun projet, aucune idée, pour celui qui se voudrait l'héritier de Maurice Schumann? Cela cacherait-il une gêne?

Le 7 juin les Français vont élire - au scrutin proportionnel à 1 tour - 72 députés européens, soit moins de 10% des 785 membres du Parlement européen. Votre vote, pour peser sur les futures politiques européennes et donc françaises, doit donc de préférence aller vers un parti –comme le Parti Socialiste - qui :
• D’une part, développe une vision et une stratégie européenne,
• D’autre part, agit au sein d’un groupe important au sein du Parlement Européen, ce qui lui permet de présider plusieurs commissions parlementaires,
• propose une réelle stratégie européenne avec ses partis frères des Etats-membres.
Le Modem ne présente pas ces 3 critères importants pour que votre vote puisse réellement influencer les politiques nationales et européennes.

De plus ce mouvement politique n’a pas de groupe parlementaire à l’Assemblée Nationale ou au Sénat et est donc très limité pour travailler à la fois sur les directives européennes et sur leur transposition dans les lois françaises.

Les euro-députés du Modem font partie du groupe Alliance des Démocrates et Libéraux Européens au Parlement européen dont sont membres aussi des députés affiliés au Nouveau Centre.


Contrairement à leurs rodomontades au niveau national, ils ont toujours été des ardents défenseurs de la déréglementation des marchés et de la mise en concurrence des services publics. Comme l’UMP lors de la dernière mandature européenne, ils ont voté :

1. Le projet de directive Bolkestein qui exacerbe le dumping tous azimuts entre les Etats, au lieu de favoriser leur coopération.

2. Le projet de directive sur la durée hebdomadaire du travail portée jusqu’à 65h (Contre 48h auparavant).

3. La directive de la honte, permettant de maintenir 18 mois en rétention les personnes sans-papiers souhaitant s’installer en Europe.

4. La déréglementation du secteur de l’énergie.

5. La volonté d’étendre la concurrence également aux services publics de santé.

6. Un Plan de relance européen concerté d’un montant très insuffisant pour l’économie de l’Union européenne.

7. Des règles très restrictives du fonds d’ajustement à la mondialisation de 500 Millions d’€ qui donc ne sert à rien...

8. La réduction drastique des moyens européens de la recherche.

Pour voter pour des députés utiles, disposant d'un mandat unique et cohérents dans leurs discours nationaux et européens, votez pour les listes PS!